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 Halloween, sujet de base.

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Tout et Rien



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MessageSujet: Re: Halloween, sujet de base.   Sam 30 Aoû - 21:40

Son pouvoir faisait effectivement une nouvelle fois des siennes et lorsque le vert fluo reflua lentement de ses veines pour qu'elles puissent se parer d'une nouvelle couleur, orange. Un orange bien distinctif qui dans l'école correspondait à l'incarnation de la Luxure elle-même et si Nix avait le loisir d'admirer ses veines orangées peut être saisirait-elle le pouvoir qui s'imposait à présent à elle et à ceux -proches- qui l'entouraient.
Et si ce n'était pas le cas, elle pouvait toujours sentir son corps doucement se réchauffer et bien qu'elle ne puisse sentir les effets des phéromones que son corps produisait en masse elle aurait pu reconnaître l'état dans lequel elle était si elle avait quelques connaissance quand à son propre corps en cas de désir latent.
Désir qui d'ailleurs enflammait bien plus ceux qui se tenaient près d'elle que sa propre personne, surtout le jeune homme qui se trouvait malheureusement là pour recevoir les deux verres d'ice tea entre les mains et subir le pouvoir qui avait normalement été attribuer à notre chère Eva, se répandre subtilement autour de Nix et la rendre soudainement irrésistible.
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Lennan Sorbeo
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MessageSujet: Re: Halloween, sujet de base.   Sam 30 Aoû - 23:34

A la frontière entre la masse de plus en plus dense de costumés et des tables où trônait la nourriture se trouvait un jeune homme qui, bien que stratégiquement placé pour observer le maximum de monde possible, semblait l'air emprunté dans un manteau de couleur rouge sombre qui lui arrivait plus bas que les genoux, ne laissant voir que des chausses marrons et un pantalon brun clair, outre une écharpe de couleur olive il manquait l'attrait principal du costume : Excalibur.
En effet, Lennan n'était pas très reconnaissable dans ce Arthur/Moustique de Walt Disney -c'est impressionnant le nombre de mauvais qui ont une culture Disney alors qu'ils sont sensés se voir interdit toute forme de niaiserie de ce genre, il est vrai cependant que les interdictions étaient tout ce qu'il y a de plus relatives pour des gens qui trichent et mentent au quotidien- sans la fameuse épée qui faisait tout le charme du jeune adolescent pataud se voyant propulser à la grandeur.
Epée qu'il c'était fait réquisitionné dès l'entrée par les barbouzes gardant l'endroit, ce ne fut bien sûr pas sans un combat héroïque de la part du jeune envieux -entendez combat héroïque par "tentative misérable de garder en main un objet alors qu'un homme deux fois plus grand et plus massif vous l'arrache des mains- évidemment son pouvoir n'étant absolument d'aucun utilité lorsqu'il en avait besoin il n'avait pu assimiler son épée à son corps pour empêcher ce vol outrageant qui anéantissait la perfection toute relative de son costume.

Aussi dépité de sa propre faiblesse et de la fatuité du costume qu'il revêtait à présent c'était-il tout de même accordé le temps d'admirer -et de copieusement jalouser- les costumes autour de lui, apercevant un Robin des bois -qu'il ne reconnut pas mais dont il jalousa l'aisance, la perfection dans le costume et la facilité avec laquelle on le reconnaissait- rôdant près des serviteurs, une Lara Croft faisant presque pâlir l'originale -quel naturel pour se glisser dans la peau de la bombe des jeux vidéos, rien à voir avec son pauvre déguisement-, une Xena qui semblait un brin sadique et lèche botte -mais qui avait une assurance qui le mortifiait lorsqu'il osait y comparer son anxiété nerveuse-, un clown blanc au bras étrange qui semblait prendre vie -si il pouvait avoir des artifices de ce genre peut être pourrait-il être crédible, il avait bien essayé de faire un Archimède empaillé mais il avait rapidement abandonné-, une fée Clochette -qui était bien mieux illustrée que lui, une culture Disney plus approfondie sûrement, il n'aurait pas dût envier ça et pourtant...- à taille réelle, une bergère qui n'était autre que Thalie -là il faillit tomber parce qu'il la connaissait de vue et la voir dans ce genre d'accoutrement avait de quoi vous retourner le sens des réalités, il en oublia presque de l'envier-, une Sakura version bombe sexy -là il y avait tellement à envier que la chute paru presque inaperçue aux yeux avides du jeune homme-, mais c'était le trio Gisèle-Gaston-Robin qui occupait son attention au moment où il sentit soudainement ses deux mains se remplirent de contenants non-identifiés -enfin pas longtemps c'était des bêtes verres en plastoc.
Aussi fut-il brutalement ramené à la réalité autant par ce geste que par un effet fort troublant, une bouffée de désir, de passion l'enflamma soudain aussi irrationnelle que diriger envers celle qui venait de lui carrer ces verres dans les mains. Non qu'il l'eut vue ou sentit et c'était bien en cela que c'était inquiétant, goûter aux plaisirs d'un désir douloureux à réprimer par un simple effleurement sans qu'il ai idée de sa provenance -non qu'il douta du sexe de l'objet de son désir, qu'autre chose qu'une femme puisse l'attirer ne lui était jamais passé par l'esprit- aussi fut-ce avec avidité et pourtant avec un certaine lenteur qu'il tourna le regard vers celle qui se tenait à présent en face de lui.

Heureusement pour lui c'était bien "celle" et peut être malheureusement pour lui c'était celle dont il rêvait déjà la nuit et qu'il avait du affronté un jour en face à fesse dans une position assez inconfortable et une situation on ne peut plus humiliante. Aussi l'ardeur qui l'habitait quelques secondes plus tôt fut-elle d'autant amplifiée que les battements de son coeur s'affolèrent soudain alors qu'il pouvait à nouveau admirer l'imperfection parfaite de celle qui le hantait sans cesse dans le seul inassouvissement qu'il chérissait comme un trésor.
Il eut de la chance de ne pouvoir rien toucher d'autre que ces vêtements et les verres car sinon il se serait probablement retrouvé accroché une nouvelle fois au buste de la jeune fille et simultanément au sol de la salle -ce qui aurait pu être assez cocasse comme situation-, cela lui fut épargné, à la place ses mains disparurent et il se retrouva avec les deux verres en guise d'extrémités au bouts de ses bras alors qu'il admirait avec délectation les formes de la jeune "Gabby", source d'une crispation au bas de son anatomie.
Aussi ne put-il pas réprimer, l'eut-ce-t-il voulut, une envolée lyrique et un rien dithyrambique de s'échapper de ses lèvres tel un fleuve impétueux.


Ah ma chère, que ne puis-je être comme vous -à moitié aveuglé- afin de préservé un brin de mon âme face à l'ardeur de votre beauté. Si mon corps souffre de ces durs rayons, mon âme, elle, chante vos louage dans des myriades de nuances que les mots écorchent tant ils sont malhabiles pour traduire chaque imperfection qui vous rend si insoutenable que mon coeur sans cesse loupe un battement lorsque je force mes mains inexistantes à m'écarter de votre visage qui semble d'une douceur inégalable malgré ces veinures orangées.
Que ne puis-je, que ne suis-je autorisé à goûter éternellement les larmes d'impuissance qui me montent aux yeux alors que je vous contemple dans cet instant égal à nul autre...


Le désir chez les hommes s'expriment de bien des manières, pour quelqu'un d'incommensurablement frustré et peu sûr de lui tel que l'est Lennan les gestes ne semblaient pas adaptés tant son manque d'habileté pourrait le trahir et faire s'enfuir l'objet de son désir aussi seul exutoire pour quelqu'un privé de tout moyen tactile et non verbale autant par son idée de sa maladresse que par son pouvoir encombrant fut un langage venant du coeur même de la poésie qui chantait dans les lignes des diverses lectures dont il avait pu s'enrichir avec le temps.
Toutes jalousies n'étaient pas effacées, seulement pour le moment seul ce qui avait attrait à la cible de son élocution semblait trôner dans le monde intérieur du jeune envieux, jalousant l'air qu'elle respirait, la fine goutte de sueur qui perlait sur son front qui était née de sa douleur et qui pouvait effleurer sa peau jalousant ses vêtements qui la serrait d'aussi prêt qu'il aurait voulut se trouver, jalousant même ce bandeau qui était capable avec tant d'arrogance de toucher ces beaux cheveux.
Toute cette jalousie faisait une part de ténèbres, une aura malveillante derrière l'éclat flamboyant de ses paroles tirées de la forge même de là où son coeur martelait ses sentiments avec entrain, comme si même une chose aussi pure ne pouvait vraiment l'être lorsque l'on était aussi plongé dans le Mal que l'était le jeune homme. Peut être cela ne se ressentait-il pas, peut être seul le vernis de ses paroles pouvait il être entendu mais son regard ne pouvait assurément tromper une experte telle que l'était la fille du directeur, elle pourrait sûrement y voir qu'à l'admiration et à l'amour se mêlait une envie dévorante et une haine pour ce qui contrariait cette envie.
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MessageSujet: Re: Halloween, sujet de base.   Dim 31 Aoû - 12:32

Lorsque la nouvelle d'un bal d'Halloween - ou, plus précisément, la nouvelle du thème imposé - avait été annoncée, Franz avait été saisi d'une sorte de tétanie. Il s'était aussitôt enfermé dans les dortoirs, plongé profondément dans ses pensées, avec comme leitmotiv obnubilant :
Il faut que j'aie le meilleur costume.
Il avait donc passé de longues heures sur Internet, faisant des recherches de quel serait le gentil le plus gentil, mais surtout : quel gentil en mettait le plus plein la vue. Il commençait à désespérer, quand soudain il reçut l'illumination. Il en rigola bêtement toute la nuit.

N'allez surtout pas imaginer que Franz avait sali ses petites mains délicates à une tâche aussi dégradante que la confection d'un costume. Il était bien sûr aller chouiner chez ses parents, qui avaient aussitôt appelés leurs plus talentueux couturiers. Mieux vaut ne pas penser à tout l'argent dépensé dans l'horreur qui entre dans la salle. Car dans la foule condensée des élèves, un rire se répand depuis la porte d'entrée. Et devant tous les regards moqueurs, les bouches choquées et les regards presque admiratifs, Franz est fier. Très fier.

Après la fouille règlementaire, Franz peut s'avancer dans la salle. La majorité des élèves et des profs peuvent maintenant admirer un superbe Bob l'Eponge, plus vrai que nature, grâce à ses lunettes transformées en yeux niais, un long nez factice, et une combinaison intégrale parfaitement rectangulaire. Et maintenant, le spectacle peut commencer ! Après un peu d'élan, il se met à courir dans toute la salle en beuglant d'une voix encore plus insupportable que d'habitude :

- BONJOUUUR ! BIKINI BOTTOOOOM !

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Après, trois tours de salle, il arrêta de compter le nombre de pieds écrasés, de verres renversés et de costumes défaits. Il décida de stopper sa course quand il se heurta un peu trop violemment contre une jeune fille. La douleur le fit presque oublier son rôle, mais il décida quand même de se retenir de lui crier toutes les insultes qui lui passaient par la tête. Il se secoua un peu sa tête d'éponge et reconnut la tignasse blonde de la rejetonne du directeur. L'observation de la jeune borgne entraîna le déclenchement de son pouvoir, et à sa grande surprise, il ne put distinguer de ses synapses que des flashs de toutes les couleurs. Ca, c'était pas normal. De même que cette sensation bizarre d'être comme engourdi et plus tout à fait maître de soi...Pire ! De la trouver...Intéressante ?

Plus bête que jamais, d'humeur festive et gonflé d'orgueil, Franz sourit de toutes ses dents et lance à Nix :

- Heheheeey ! Ca te dit de venir pêcher les méduses avec moi ?

Spoiler:
 
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Camille Ecil
Orgueil

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MessageSujet: Re: Halloween, sujet de base.   Lun 1 Sep - 10:50

L’annonce du bal avait réjouit Camille. Elle n’avait encore jamais participait à un bal officiel, mais elle était sûre d’adorer ces grands rassemblements qui permettait de se distinguer et de plaire. Elle en trépignait presque d’impatience. Ou plus, non. On ne trépignait pas quand on voulait être un méchant digne, on se montrait volontaire et enthousiaste, surtout quand le directeur/organisateur était dans les parages.

Par contre cette histoire de gentil l’avait tout d’abord un peu fait tiquée. C’était tordu, et puis, avoir l’air gentil c’était un peu sa spécialité alors si les autres s’y mettait… Enfin, c’était une idée du directeur, ou, en tout cas, c’était lui qui l’avait annoncé, et notre jeune fayotte n’allait pas laisser passer une occasion de l’aprouver ouvertement. Officiellement donc, elle trouvait l’idée très bonne et n’avait pas hésité à le faire savoir. A plusieurs reprise elle avait abordé des gens grognon parlant du bal dans les couloirs pour les convaincre d’y aller, leur proposant mille et uns costumes qui selon elle leur irait à ravir sans les ridiculiser.

Car oui qui dit bal costumé dit une angoisse commune à tous – ou presque : le ridicule. Et la jeune orgueilleuse ne faisait pas exception. Car malgré les apparences, elle détestait tous les costumes qu’elle conseillé… Moche, encombrant ou vraiment risible. Et surtout pas vraiment parfaitement gentils en tout point. Enfin, tant que c’était pour les autres peu importe, mais pour elle qui voulait se montrer exactement dans l’idée de ce qui a été dit par les profs il lui fallait un déguisement de gentil insoupçonnable. Un gentil qui ne pourrait en aucune occasion se montrer orgueilleux, avare, colérique, paresseux, envieux, gourmand ou… luxuriant ? Tout en restant beau, unique et respecté évidemment.

Y réfléchir lui avait permit de s’occuper pendant les vacances – en plus de chercher quoi faire pour accomplir la vengeance de Valentin, d’embêter son frère, de mentir à ses parents et de s’entraîner avec son pouvoir. Et une fois qu’elle s’était faite une idée précise du gentil parfait (niais, adorable, insignifiant, unique, éternellement souriant et heureux, atemporel…) sa personnification s’imposa à elle.

Comment n’y avait-elle pas pensé plus tôt ! Le déguisement lui convenait parfaitement. Gentil, mignon, remarquable par sa seule existence. En plus, cela lui donnerait un air humble par rapport au prof, et plus spécialement par rapport au grand directeur. Il ne lui restait plus qu’à prier pour que personne n’ait la même idée de génie.

Le soir du bal, elle s’y était prise en avance – comme pour tout. Dès le milieu de l’après midi elle avait essayer sa tenue dans les toilettes (il était hors de question qu’elle se change devant tout le monde) pour vérifier qu’il ne manquait rien. Après un petit vertige de fièvre – son entraînement de vacances l’avait rendue malade – elle hésita à renoncer au bal. Non, elle n’alalit pas louper ça. Donc, déshabillage, peinturlurage de tout le corps, enfilage de la robe, des chaussures, de la perruque, du bonnet, la marguerite un plastique à la main et c’est parti !


Spoiler:
 


Une schtroumpfette sort des toilettes et va vers la salle de bal… Encore fermée, mais plus pour longtemps. Déjà, les gorilles de l’entrée ouvrent la porte. Un pikachu en avance soupire de soulagement et les 4 ou 5 élèves qui attendaient entrent. Un instant, Camille se dit que sa robe et tout de même rudement courte mais elle se rassure vite en se disant que ce sera pire pour bien d’autres élèves…

Seule avec un verre vers le fond de la salle – malheureusement, elle n’a pas encore vraiment réussit à se faire d’amis dans ce monde de méchant – elle regarde les élèves costumés entrer rapidement. Quelques princesse, beaucoup de personnage de Disney, une partie qu’elle ne connaît pas. Il faut dire qu’elle n’a certainement pas la culture manga/film le plus développer de l’école bien qu’elle est grandit dans un milieu qui y soit plus que favorable. Elle tente d’y reconnaître les profs… Le grand encapuchonné là-bas pourrait être le directeur. Il a l’air de donner des ordres au serveurs et sa taille le trahit. La schtroupfette irait bien fayotter auprès de lui mais elle voit bien qu’il essaye pour le moment de ne pas se faire remarquer. Ce sera donc pour plus tard… Par contre, elle voit bien en tournant la tête vers la tête des professeur que certains n’avait pas hésité. Zut, elle avait réussit à louper de Mademoiselle Eden, pourtant rarement discrète. Et du coup elle ne pouvait pas aller la voir maintenant… Faire la queue pour parler à un prof à un bal, cela dépassait le fayotage. Elle attendrait son tour de plus loin.

Un autre coup d’œil vers la salle maintenant bien rempli lui fit entrevoir la variété des gentils que les méchants pouvaient s’imaginer. Impressionnant. Une fée, une bergère qu’elle avait l’impression d’avoir déjà vue quelques part, le pikachu qui s’esquivait avec un autre truc informe – elle avait toujours détesté les pokémons, depuis les animaux devenait plus puissants quand on les traitait bien ?, une fille tout en rose, la fille du directeur bien moins habillée que d’abitude avec une peau… Verte ? Mais heureusement pas encore d’autres schtroumpfs.

Elle en était à deux garçon de son année – celui avec le pouvoir bizarre sur son bras et l’autre qui n’était même pas déguisé, quand son attention fut détournée par une agitation vers la porte d’entrée. Quelque chose venait de la bloquée. Ou plutôt quelqu’un… La femme du directeur même, finit-elle par reconnaître au milieu de tous ces froufrous. Par instinct d’hypocrisie, elle s’élança pour l’aider mais la porte était loin et en Gaston l’avait devancée. Elle fut bousculé par un Bob l’Eponge plus que réaliste mais cela ne le détourna pas de son but, vers lequel elle allait maintenant plus lentement. Elle s’arrêta en voyant le directeur arriver. Maintenant il ne pouvait plus y avoir de doute, c’était bien lui. Il s’il intervenait pour rétablir la situation, mieux valait ne pas s’ajouter à la masse pensa la jeune fille.

Sa course finit donc en plein milieu de la piste de danse, où un autre évènement détourna son attention. A un ou deux mètres à peine, Nix devenait orange. Elle cligna plusieurs reprise des yeux, cela était des plus étranges. Plus, en sentant son corps doucement réagir elle comprit que cela devait à voir avec son pouvoir. Mais très vite elle ne comprit plus grand chose.

Tout ce qu’elle savait c’était que Nix était décidément fascinante habillée comme ça. Et elle avait l’impression qu’un frisson partait du rayonnement orange de sa peau pour dévaler tout son corps par les yeux. Elle commençait à sentir son sang battre dans ses veines, surtout dans certaines partie de son corps… Camille n’était pas encore pubère et c’était la première fois qu’elle ressentait ça avec tant d’intensité. Elle était donc tout particulièrement troublée, ce qu’elle détestait.

Elle devait s’éloigné… La pensée lui traversa l’esprit mais en même temps elle ne semblant pas la comprendre. Et, non, elle ne voulait pas partir. Elle voulait s’approcher… Comme ces deux garçons l’avaient déjà fait. Ridicule, ils étaient ridicules. Et ils n’avaient pas le droit d’être si près d’elle… Bien que la fille soit trop loin, elle tendit la main pour la toucher, alors que sa raison lui disait de ne pas bouger.

Sa raison… Oui, elle se faisait tout de même entendre. Suffisamment même pour lui faire réaliser qu’elle avait l’air totalement stupide avec ce bras tendu devant elle, portant une marguerite en plastique en plus ! Elle secoua un peu la tête pour se remettre les idée en place et baissa le bras. Elle était encore trop jeune pour que les phéromones aient un effet des plus puissants sur elle. Mais elle ne pouvait tout de même pas s’empêcher de regarder la fille en sentant son ventre se torde. Sans comprendre pourquoi, elle avait envie de pleurer…
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MessageSujet: Re: Halloween, sujet de base.   Ven 5 Sep - 15:06

Elvira désespérait sur une chaise. Enfin, disons qu'elle était fidèle à elle-même: déprimée, solitaire et cynique. Elle tripotait le ruban rouge qui tenait ses cheveux. Mais qu'est-ce qu'elle faisait là? Bah, comme d'habitude, elle assistait aux évènements sans trop se mouiller. Enfin, quand même plus que d'habitude, étant donné qu'elle s'était déguisée. Si si, vraiment. La jeune fille n'avait pas envie de se faire remarquer en restant une méchante parmi une tripotée de gentils. Y'avait pas à dire, Halloween à l'école du Mal, ça faisait vraiment peur. Etre entourée par tous ces déguisements, ça donnait un léger côté irréel à ce qu'elle vivait, un peu comme si elle avait un peu trop fumé et se retrouvait soudain au bal de lycée des gentils héros. Ouais, ça donnait un peu la nausée, aussi. Mais Elvira n'était pas en reste.

"Se déguiser en un gentil?" Avait-elle marmonné en lisant l'affiche pour la première fois. Leur Directeur dévoilait un certain sens de l'humour, finalement. Mais en quoi donc se travestirait-elle? Il lui fallait une gentille horrifiante, la plus niaise, bêtasse et... gentille possible. La jeune fille trouva assez rapidement celle qui représentait parfaitement tout ce qu'elle détestait.

C'est ainsi que Blanche-Neige fit son apparition au bal. La voleuse y avait mit du cœur: il y avait le rose au joue, le rouge à lèvre et le ruban, la robe très inconfortable. Elvira s'était même, oh surprise, coiffée et avait regroupé ses cheveux de chaque côté de son visage. Mais contrairement aux contes de fée, la transformation en princesse ne lui réussissait pas. Non, elle était et se sentait totalement ridicule. Et en même temps, elle n'en avait rien à foutre. La jeune fille était ici pour faire peur, non?

Bon, elle était quand même mal à l'aise. Sa frange lui tombant dans les yeux lui manquait, les robes, elle aimait pas, et surtout, on lui avait confisqué sa sacoche à l'entrée. Sa sacoche fétiche! Son âme, sa vie, tout quoi! Elle se sentait toute nue sans elle et boudait fortement contre cette injustice. Il y avait peu de risques que Pikachu pète une durite et se jette sur elle pour l'agresser, mais quand même! A la dernière réunion où Elvira était allée, une mystérieuse cyborg avait bien failli lui faire sauter le bourrichon à coup de grenades... On était jamais trop prudente. Et puis, dans sa sacoche, il n'y avait pas que des armes, il y avait... Tous ses trucs de voleuse!

Donc Elvira boudait sur une chaise, un verre à la main. Et elle regardait sans les voir, en bonne associale, les gens passer devant elle. Cette ambiance de fête n'était pas du tout pour elle. Heureusement, elle avait réussi à voler un collier à une greluche quelconque. Collier en forme de coeur brisé, chose qu'elle avait toujours trouvé affreusement ridicule. Mais celui-là était en or, et il y avait un petit diamant au centre. Et la greluche avait l'air d'y tenir. Mais maintenant, comment s'occuper le reste de la soirée?

La jeune fille se posait cette question lorsqu'un Bob l'Eponge lui écrasa le pied avant de repartir en braillant.

"Hé!" Protesta-elle faiblement, avant de se ré-écrouler sur sa chaise, l'air découragé. Une fois de plus, cette école lui faisait penser à un asile de fous. Mais pas forcément de grands méchants machiavéliques.

"Gamin."

Cette pointe d'orgueil quant à sa maturité lui fit du bien, et elle regarda l'idiot de Bob s'écraser contre la fille du Directeur. Pas de chance, tocard. Mais Elvira soupira en voyant la magnifique couleur verte de Nix. Elle ne l'avait jamais apprécié, mais il fallait avouer que ça faisait mal au cœur de la voir dans cet état... Verdâtre... Ah non, orange en fait. Une vrai lampe de discothèque, dis-donc! Etrangement, Elvira sentit soudain son cœur se réchauffer. Nix était vraiment une jeune fille remarquable. Quel regard elle avait! Et quel corps magnifique! Les joues de la voleuse rougirent. Heureusement, elle était assez loin de la scène, et son cerveau ne tarda pas à lui envoyer un dur retour à la réalité, quand elle se rendit compte qu'elle matait la fille du Directeur. Argh! Elvira fit un bond sur sa chaise.

"Je savais que c'était pas une bonne idée d'aller à cette fête!" se répéta la voleuse, l'esprit encore embrumé, et ne comprenant absolument rien à ce qui se passait.
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Adam Naglareffe
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MessageSujet: Re: Halloween, sujet de base.   Lun 24 Nov - 17:04

... alors sur ces entrefaites une fenêtre de la salle s'ouvrit brusquement et quelqu'un en surgit. Toutefois ce n'était pas n'importe qui, habillé d'une toge blanche immaculée, ses cheveux tout aussi blanc flottant dans l'air du soir, ses yeux vairons englobant la salle dans un regard triomphant et ses lèvres découvrant ses dents dans un sourire carnassier : Midas de la F.I. venait de pénétrer dans le Bal d'halloween. Un jambe encore pendant dans le vide derrière lui, ses mains gantées agrippées aux deux pans de la fenêtre il commença alors à déclamer d'une voix forte et passionnée, comme à son habitude.

Je suis la lumière, le chemin et la vie! Je suis ici, sur cette terre parce que vous rêviez tous d'un guide, d'une lumière à suivre... Vous pauvre brebis égarées dans le noir! Suivez-moi! Venez vous réchauffer auprès de mon rayonnement charismatique digne d'un Roi! Votre sauveur est là, celui qui miracle après miracle ne cessera de vous prouver qu'il est bien tel que vous l'avez crucifié... Je suis... JESUS!

Et c'est dans un bond digne d'un cerf qu'il cria son identité, comme s'il dévoilait un trésor fabuleux que tout le monde envierait et jalouserait. Après une réception parfaite sur une des tables il sembla s'apercevoir qu'il oubliait quelque chose, en effet il se retourna vivement vers la fenêtre et s'y pencha. Lorsque son dos reparut on put apercevoir, même de loin, qu'il hissait un énorme crucifix d'or dans la salle. Et après l'avoir tranquillement posé sur son épaule il fit demi-tour et avança dans la salle avec un sourire ravi, la lumière de la salle l'illuminait exactement comme il le fallait, le vent de la fenêtre qui était restée ouverte décoiffait artistiquement ses cheveux tel qu'il l'avait prévu... Et il était le plus lumineux de la salle! Cette soirée commençait diablement bien. En tout cas pour lui, ce n'était pas le cas pour les trois élèves au bas de la fenêtre qui avaient été obligé de satisfaire à ses désirs, et bien qu'il s'attribua tout le mérite d'une entrée si réussie et qu'il eut déjà oublié ces pauvres brebis dans le noir, ils se reposaient tranquillement après avoir hissé le loufoque personnage et son attirail à une fenêtre du deuxième étage. Pour eux pas question de Bal, mais si c'était pour échapper au sort que leur avait froidement promis Adam s'ils ne l'aidaient pas, cela ne les dérangeaient pas. Alors qu'il avançait tranquillement dans la salle il vit s'attarder le regard étonné d'une jeune fille sur sa croix, aussi ne put-il s'empêcher de lui agripper prestement la main en déclamant à nouveau.

Ma mie, je suis sûr que vous vous demandez qu'est-ce que cela!

Claironna-t-il en portant la douce main de la jeune fille à sa croix d'or pur.

Eh bien cela représente les péchés que nous devons tous porter sur nos épaules qui nous pèsent autant qu'ils ravissent la jalousie d'autrui!

Évidemment il n'avait pu faire dans le sobre et sa "matérialisation de ses péchés" était-elle d'or pur, aussi lourde que précieuse et dangereuse dans les mains d'un membre de la F.I. peut être y avait-il pensé en organisant cette petite entrée par la fenêtre? Ou plutôt n'avait-il pas jugé utile que l'on fouille quelqu'un tel que lui. Voir même n'y avait-il absolument pas pensé et c'était dit qu'il ne pouvait que mériter une entrée spectaculaire. Quand à ce qui se trouve avant le "Alors..." légèrement fantaisiste du début de narration... C'était son idée.

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Eva Eden
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MessageSujet: Re: Halloween, sujet de base.   Mar 6 Jan - 23:42

Alors là… Là ça devenait particulièrement intéressant.

Jusqu’à présent, la Luxure en mode Lara Croft s’était contentée d’observer les différents arrivants avec le regard brillant d’une petite fille devant son cadeau de noël. Enfin… une petite fille qui n’aurait pas été particulièrement sage, cela dit. Enfin bref… Eva arborait toujours cet habituel air d’indifférence délicieuse, et il était bien difficile de savoir si elle faisait vraiment attention à tout ce qu’elle voyait, ou si elle attendait quelque chose de précis. Quelque chose qui se résumerait probablement à son cousin, bien évidemment. A moins qu’elle ne cherche seulement une façon de se distraire. Il y avait de quoi faire, vous me direz… La Luxure avait vu arriver vers elle une Xena plus vraie que nature, à qui elle avait souri de façon adorable. La jolie brune de Quatrième Année semblait être une des favorites de la jeune femme, même s’il était très délicat d’en être totalement sûr. Eva salua pourtant le compliment d’Aurora d’un signe de tête toujours aussi gracieux, puis la détailla des pieds à la tête, en répondant de sa voix suave :


- Merci la Miss… Tu es bien jolie également…

Comme pour souligner ses quelques mots, Eva pencha la tête sur le côté, d’un air appréciateur, au moment précis où Thalie passait derrière Aurora et la frappait « malencontreusement » à l’aide de son bâton. Le sourire de la Luxure s’agrandit, et elle laissa échapper un petit rire. Tiens dont… Une bergère habillée en rose bonbon, sortie tout droit de Toy Story s’en prenait à Xena Princesse Guerrière ? Il allait y avoir du sang sur les murs. Elle ferait bien de s’installer confortablement, cela promettait… Effectivement, ses espoirs ne furent pas déçus. Entre un Bob l’éponge complètement boulet, une Blanche-Neige boudeuse dans son coin, une Fée Clochette et une Sakura maladroite… L’ambiance n’était pas en reste. Décidément, les élèves avaient fait… un sacré effort. Elle était même agréablement surprise qu’un si grand nombre se prête au jeu.

Du coin de l’œil, elle observa la scène de pure comédie que jouait Margaret, la femme du Directeur, aux prises avec le professeur Responsable de la Gourmandise. Apparemment, celui-ci souhaitait lui venir en aide… et se contentait de l’énerver plus qu’autre chose. Bien vite, Robin des Bois en personne vint au secours de sa femme. Robin des Bois qui passa juste à la droite d’Eva pour rejoindre Margaret. La Luxure arqua un sourcil appréciateur devant le déguisement de Caliban. Intéressant. Plutôt intéressant, oui…

Mais bon, l’attention d’Eva avait forcément une durée limitée… Quand bien même la scène d’une Margaret Leviaz noyée dans ses froufrous était hilarante, cela ne lui suffit plus, à partir du moment où le trio s’éclipsa dans un coin de la pièce, pour mettre les choses au clair. Pauvre Noïtrid, ce n’était pas forcément judicieux de sa part, de fouiller dans les jupes de la femme de son supérieur. Alors qu’elle en arrivait à cette pensée, avec un sourire presque satisfait s’étalant sur son beau visage, un évènement inattendu se produisit. Inattendu et surprenant. Elle le sentit, probablement avant n’importe qui d’autre dans l’assemblée.

Pourquoi ? Parce qu’elle savait exactement comment fonctionnait son pouvoir. Sur le bout des doigts. Et qu’en cet instant précis, il agissait, s’élançant doucement pour balayer la salle… alors qu’elle ne l’avait absolument pas décidé. Et pour cause… ses yeux d’émeraude, sagement verts, n’étaient pas sur le point de virer au orange. Autrement dit, elle n’était nullement l’instigatrice de cette vague d’attirance qui enveloppait chacun, jusqu’à les faire se retourner vers… Nix. Malgré l’irréalité de la situation, Eva ne put retenir un pouffement moqueur en rivant son regard sur la fille du Directeur, dont les veines orangées trahissaient de ce qu’il se produisait.

Inconsciente des mouvements étranges du Flux dans son sang, Nix utilisait malgré elle le pouvoir de la Luxure… A savoir : elle dégageait une telle quantité de phéromones sur l’assemblée qu’elle devenait aussitôt très très attirante. Bien trop attirante. Dangereux, ça, pensa distraitement Eva. Bon, d’accord… Elle n’était pas insensible, elle pouvait l’avouer sans peine ni honte. Evidemment qu’elle ressentait comme chacun cette vague de chaleur le long de sa colonne vertébrale, et ce besoin pressant de s’approcher de Nix, ne serait-ce que pour la toucher… Mais elle était… elle était le plaisir personnifié. Elle savait exactement ce qu’il signifiait. Elle le savait parce qu’elle avait l’habitude de le faire naître… Nix, de son côté, était dans l’incapacité de comprendre ce qu’il se passait.

Et là… Malgré l’attirance insoutenable qu’elle éprouvait pour une jeune fille qu’elle haïssait, Eva eut un sourire sadique. Avec une indifférence atroce, elle passa une langue distraite sur ses propres lèvres, et leva les yeux vers le plafond, tout en laissant les phéromones, invisibles, chatouiller sa peau. Partie comme c’était… Nix allait se retrouver avec la salle entière prête à se jeter sur elle… Y avait-il vengeance plus complète ? Cela pourrait être amusant… Mais peut-être Eva pouvait-elle aussi…

Avant qu’elle n’ait pu terminer sa propre réflexion, quelque chose l’interrompit. Quelque chose qui ressemblait fortement à une arrivée magistrale d’un… d’un membre des F., très certainement, puisqu’il s’agissait d’un adulte qu’elle ne connaissait pas. Jésus, maintenant ? Ben tiens, y en avait un qui ne faisait vraiment pas dans la demi-mesure ! Après un haussement d’épaule désinvolte, Eva se détourna de la scène. Une croix en or, et puis quoi encore ! Elle avait autre chose de plus intéressant à tester… A savoir : qu’est-ce que cela donnait, si en plus du pouvoir de Séduction exercé involontairement par Nix, elle ajoutait le sien, volontaire et maîtrisé ? Qu’est-ce que le choc des deux attirances donnerait ?

La curiosité est un vilain défaut, dit-on… Pour Eva, c’était la chose la plus amusante au monde. Elle n’eut pas même une seule seconde d’hésitation avant de se redresser quelque peu, de poser machinalement ses mains sur ses hanches, et d’avancer d’un ou deux pas au milieu de la salle – ben oui, fallait bien se faire un peu remarquer, après l’autre illuminé et sa croix en or – ses bottes de Lara Croft accompagnant sa démarche de bruits étouffés. Elle plissa les yeux… et ses iris de pierre précieuse prirent la teinte d’un orange flamboyant. Le Flux coulant dans ses veines s’activa rapidement, comme un fleuve capricieux et indomptable, qu’elle dirigea avec adresse.

Son corps irradiait presque littéralement de phéromones, tant féminines que masculines, caressant la salle et les esprits des personnes qui s’y trouvaient rassemblés d’une façon irrésistible. Sa peau se teintait d’une couleur admirablement dorée… à moins qu’elle ne l’ait toujours été, et son sourire semblait à la fois sensuel et dangereux.

Le mélange de la séduction de Nix à celle d’Eva avait quelque chose d’électrique… Et la Luxure, elle, s’amusait, tout simplement.

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Lilith Sevoth
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MessageSujet: Re: Halloween, sujet de base.   Jeu 8 Jan - 22:34

Un bal? Un... bal. Bal. Mot très étrange, de prime abord, n'est-ce pas? Cela ne voulait rien dire, ça... Bal. Cela ressemblait un peu à "mal", sauf que "bal" impliquait danse, fanfreluches, guirlandes, belles robes et musique gnangnan. Pas de métal ni de punk, encore moins de teuf dans un bal. Au-cu-ne chance. Dans un bal ordinaire, en tous cas. Parce que le qualificatif de ce bal était "d'Halloween". Ce qui devenait déja un peu plus intéressant. Halloween impliquait monstres, fantômes, déco sympathique... et bonne musique bien glauque. Ou du moins étais-ce comme ça qu'elle avait toujours fêté Halloween, avec sa grand-mère. Elles deux ne faisaient rien de particulier à Noël, jugeant inutile de célébrer la naissance d'un mioche censé être divin, mais qui n'existait pas de toute façon. Par contre, Halloween avait toujours été une fête très importante, chez Adélaïde. Et intéressante. Par contre au Val... Lilith n'avait jamais pris la peine de participer aux évènements extérieurs, préférant se terrer dans les souterrains (elle avait déniché une cachette bien pratique, derrière les égouts) pour torturer les piafs à sa guise, et procéder à ses expériences poisonesques. Mais d'un coup, ça la tentait bien, c't'histoire de Bal d'Halloween... Seul inconvénient... Il fallait se déguiser. En temps normal, ce n'aurait pas été un problème, non! Les déguisements de vampires, de diablesses, de Mort... tout cela relevait de sa spécialité. Mais un déguisement de "gentil"? Le mot la révulsait, et l'idée encore plus. Mais d'un côté, elle aimait tout ce qui la répugnait... Ce qui rendait l'idée passionante, subitement.

Il y avait aussi une autre question, de taille. Quelle déguisement choisir? Avec ses dreadlocks bleus et ses tatouages, elle pouvait difficilement passer pour une gentille classique... Donc pas question de se costumer en ... Cendrillon, ou en bonne fée. La jeune fille était plutôt du genre, dans les contes de fées, à tenir les rôles de la sorcière ou de la méchante belle-soeur (elle était trop jeune, à 16 ans, pour assumer le rôle de la belle-mère!). Sans aucune amertume dans cette réflexion, bien entendu. Qu'est-ce qui pourrait lui convenir... un déguisement de bonne soeur? Plus gentille, il fallait se damner... Mais la cornette et la longue robe de moniale, très peu pour elle... Elle qui méprisait tant toutes formes de religions! Soudain, une autre idée lui vint. Idée fantastique, qui demendrait juste quelques petits préparatifs... Elle sourit pour elle-même. "Gentil" de voulait pas dire mièvre (genre princesse), ridicule (genre Bob le Bricoleur) ou défenseur du mal (genre chevalier)... pas forcément. Cela pouvait aussi vouloir dire... ne pas pouvoir faire de mal à une mouche. Et c'était cette piste qu'elle voulait explorer. Elle se débarrassa de son uniforme, noua une serviette autour de ses hanches et, en petite tenue, descendit de la tour Sud et traversa le hall. Elle dvala la volée de marches qui menait aux sous-sols, mais au lieu d'obliquer vers la droite pour se rendre vers les douches par le passage secret, elle bifurqua a gauche et se faufila jusqu'à son repaire, où elle piocha quelques affaires personnelles qu'elle ne voulait pas mettre en commun avec le reste du groupe. Non pas qu'elle ait peur qu'on la vole mais... il s'agissait de choses assez ... rooo, personnelles, quoi! Elle était fin prête, et se rendit dans les Douches Communes, cette-fois. L'élève de la Luxure s'orientait dans les souterrains avec la facilité que donne l'habitude. C'était sa deuxième maison, là où elle avait passé tant d'heures! Elle parvint rapidement aux lieux d'hygiènes, où il y avait un demi-douzaine de filles en train de se laver. Lilith s'aperçut qu'elle ne pouvait en nommer aucune, et sa solitude lui fut renvoyée comme un boulet de canon. Elle reçut le coup en plein estomac sans paraître broncher, mais souffrit intérieurement, un court moment. Que devenait Araménis? Elle ne l'avait jamais revu, depuis ce jour. A croire qu'il l'évitait soigneusement. Elle passerait le voir, un de ces jours. Pour l'instant, l'heure était aux préparatifs.

La jeune fille se lava et se fit un shampooing. Puis enduisit ses cheveux d'une mousse noire, attendit et se rinça les cheveux. Voilà des dreadlocks noires qui seraient du meilleur effet, pour son idée... De plus, la coloration ne durerait que le temps d'une semaine, et s'effacerait au prochain lavage de cheveux. Parfait! Le bleu électrique était décidement plus esthétique! Elle remit sa serviette autour de sa taille et remonta, parfaitement à l'aise, dans le dortoir de la Luxure. Là, elle farfouilla dans ses vêtements, et dénicha ce qu'elle cherchait avec avidité : les fringues qu'elle n'avait pas mises depuis... au moins deux ans! Il ne lui semblait pas avoir grossi, cela devrait aller... En deux temps, trois mouvements, elle enfila un baggy masculin trois fois trop large pour elle, et le serra grâce à une ceinture tressée de fils rouges et verts. Le jean était usé et déchiré au niveau des genoux, laissant voir sa peau blanche. Elle mis aussi un débardeur jaune marqué du signe de paix à l'arrière, et d'une feuille de cannabis sur le devant. Effectivement, il était un peu étriqué au niveau de la poitrine, mais l'effet rendait bien. Deux collier autour du cou (l'un court, l'autre long, toujours dans les nuances de rouge, vert, noir et jaune) une multitude de bracelets... Pas de chaussures, ses vieilles baskets ayant terminées à la poubelle, pour cause de délabrement critique. Aucune importance, pieds nus, cela irait très bien. Et enfin, élément ultime, le bonnet rasta sur la tête, qui cachait ses cheveux rasés et ne montraient que les dreads nouvellement teintes. Elle était prête, fidèle disciple de Bob Marley... Un rasta ne peut faire de mal, par essence! Forcément, la consommation de la Marijuana et du Cannabis n'aide pas. Assez contente d'elle, Lilith se rendit sur les Lieux du Bal, d'un démarche traînante. Tout à coup, elle reconnut Eva Eden, déguisée en Lara Croft. Pourquoi toutes les sortes de vêtements lui allaient aussi bien? C'était à désesperer. L'adolescente observa sa professeur, et tous les autres élèves présents. Princesse, Pokémon, Bob l'éponge, même... ils avaient fait un effort. Ce qui lui donna envie de vomir, puis aussitôt, une impression de jubiler... Cet endroit était fait pour elle. Et peut-être qu'elle allait rencontrer des gens plus ou moins sympa, et faire connaissance... et ne plus être seule?

Soudain, elle se sentit mal à l'aise. Comme en territoire ennemi, et pourtant connu parfaitement... Une guerre? Pas d'armes. Mais Lilith, habituée aux combats, sentait réellement l'odeur de l'affrontement. Elle était tiraillée d'un côté par l'envie de rejoindre sa professeur, si belle et si attirante! Mais d'un autre côté, l'envie la poussait de se rendre auprès de la fille du Directeur, Nix (certainement la seule élève dont Lilith connaissait le prénom!). Mais pourquoi cete envie soudaine? Etrange, elle n'avait jamais réellement apprécié Nix... Mais elle sentait que c'était une erreur, cette fille devait forcément être sympathique... et puis, elle était si mignonne... Et si elle en finissait avec cette quarantaine interminable? Et si elle allait faire connaissance? Mais pourquoi? Eva Eden était près d'elle. Et Lilith avait envie de courir la voir... Fayotage? Dilemne, dilemne... La jeune fille resta plantée là, ne sachant pas quoi faire, et décida, dans le doute, de ne pas bouger.

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Camille Ecil
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MessageSujet: Re: Halloween, sujet de base.   Lun 12 Jan - 22:11

Plus elle regardait Nix, plus son sentiment de malaise augmentait, aussi Camille finit par faire la seule chose qui pouvait agir pour son salut : reculer de quelques pas. Ouais, bon, en soit rien de très glorieux mais dans les circonstances cela représentait pour la jeune fille un effort reposant sur une volonté de fer. Enfin presque… Mais au moins suffisamment pour qu’elle puisse s’en sentir satisfaite. Bon, bien sûr ses joues brûlaient toujours et elle devait lutter pour ne pas laisser son regard partir de nouveau en direction de la jeune fille orange.

Vite, quelque chose pour distraire son attention… Ha justement ! Il semblait se passer quelque chose vers… la fenetre ? Un suicide d’un de ces pathétiques geignard de l’envie avec un peu de chance. Mais non. Juste un… heu… gignol en serviette ?

Un discours d’une emphase qui en devenait ecoeurante – et pourtant, quand on était élève à l’orgueil, on avait l’habitude d’en croiser des gamins imbus d’eux même – lui appris qu’il s’agissait de Jesus. Bon, donc, un mec se prennant pour Dieu et l’annonçant ainsi, pas de doute on avait à faire à un orgueilleux. Pourtant, il ne lui semblait pas l’avoir jamais vu – alors qu’il semblait du genre à se faire remarquer, et même plus que ça. Une seconde plus tard elle compris qu’il était trop vieu pour être encore étudiant. En de ces F. alors ?…

Tout de suite, elle vit plus d’intérêt en cet… homme. Si il était proche du directeur d’une façon ou d’une autre, il valit qu’on se donne un peu de peine. Aussi son attention resta donc fixée sur lui – puisque c’était visiblement ce qu’il recherchait – malgré Nix qui hantait toujours un coin de son esprit. Elle s’aprocha même un peu…

Pour s’arreter avec stupéfaction lorsqu’il hissa sa croix dans la salle. Une crois en… or ? Non mais vraiment ? Pouvait-on faire plus… plus… plus !

Et l’autre qui se mit à poser sa main dessus et à lui parler de repentantce… Mais…. Mais… se rendait-il compte à quel point tout ceci était absurde ? Ce devait être voulu, un espèce de gag, on ne pouvait pas être aussi caricatural par nature, même au val… non ?

Camille restant tout de même Camille, elle se repris vite pour lui faire un charmant sourire innocent et surpris, comme si il venait de lui révéler le grand secret de la vie. Heureusement, le déguisement aidait certainement à masquer sa confusion.


« Ho ? » dit-elle d’une petite voix se voulant charmante, alors qu’une vague impression que quelque chose changeait s’insinuait en elle, sans qu’elle sache quoi où qu’elle cherche à le savoir. Cela ressemblait à ce qu’il se passait avec Nix et elle tenait résoluement à éviter d’y penser.

« Et ces péchés… » continua-t-elle ingénument, mais à ce moment, l’image de mademoiselle Eden s’imposa soudainement à elle. Interloquée, elle cessa de parler, puis se tourna vers l’endroit où se trouver la prof. Elle était si belle ! Pourquoi n’était-elle pas aller la voir tout à l’heure ? Peit-être aurait-elle pu l’avoir un peu, juste pour elle, alors que là, tout le monde semblait ne tourner qu’autour d’elle… ou de Nix. Mais l’idée de Nix était plus dérangeante. Elle pouvait éventuellement plaire à la luxure, et puis, c’était une prof…

Mais l’autre, celui qui venait de la fenêtre, elle ne pouvait pas le planter là, pas le vexer… Elle se mordit les lèvres. Que devait-elle faire ?
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