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| | [spécial] Le Dîner de Début d'Année | |
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| Auteur | Message |
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Valentin Vlash
Envie


Age : 21 Inscrit le : 21 Jan 2008 Messages : 202 Localisation : Dans un rêve... Métier ou année d'étude : 5ème
 | Sujet: Re: [spécial] Le Dîner de Début d'Année Mer 23 Jan - 0:13 | |
| La belle salle des repas du château avait prit un décor de fête, enchanteur, magique et envoutant. L’air était pur et sentait bon. Des effluves parfumés de mille saveurs délicates et exquises flottaient dans les airs, embaumant l’ambiance festive de la cérémonie. Le miel, la lavande, la nature dans toute sa splendeur, voilà la palette de senteurs qui passaient ça et là tout autour de Valentin. Des effets miraculeux avaient été donné au plafond de la pièce pour qu’on se sente bien en cette salle si belle, si pure, illuminée de mille feux comme le serait une clairière d’un bosquet au milieu de l’été, lieu idéal pour un pique nique jovial et savoureux, sans tracas, léger et sympathique. Les êtres et les fleurs s’étaient parées des plus belles couleurs, et les arboraient fièrement, les mêlant les une aux autres dans une danse délicate de nuances colorées : du violet, du vert, du bleu, du rouge, de l’orange, du jaune. Toutes ces teintes chatoyantes se mélangeaient entre elles, se mouvaient doucement au gré du vent léger et frais qui inondait l’endroit, arrachant des soupirs satisfaits à tous les nouveaux venus.
Sur une petite butte, les plus belles des fleurs partageaient un repas fait de nectar savoureux et naturel. Elles riaient entre elles, elles fêtaient ce jour béni. Chacun souriait, tout le monde était heureux d’être dans cet endroit de bien, dans ce lieu de villégiature, loin de tout tracas, loin de tout souci…
…
Fadaises ! La clique des professeurs maudits de cette école du mal étaient rassemblés sur leur sale estrade crasseuse, se disputant déjà avant même que l’année soit commencée. Les nouveaux élèves, les premières, avaient l’air encore plus stupide et ébahi que les autres années. Toute cette marmaille de chahuteurs destinés à plonger dans le sadisme, chacun au regard emprunt d’une lueur infecte de terreur dissimulée derrière une barrière de violence. Valentin venait d’ouvrir l’œil, son unique œil, le droit, puisque le directeur de ce sinistre endroit lui avait ôté le gauche voilà deux mois.
Il avait l’habitude de ces rentrées, maintenant, entamant sa septième année d’étude dans l’Ecole du Flux, si on comptait ses redoublements, qui pour lui comptaient doublement, d’ailleurs, ce qui faisait dans son esprit quatre fois plus de misère. Il était las des discours d’accueil, des propos venimeux du sieur Leviaz qui en haut de son orgueil trônait sur la salle. Oui, Caliban était le maître de l’Envie, mais Valentin l’aurait bien placé aux côtés de sa fille machiavélique, au milieu de l’empire de l’orgueil. Tant de dégoût avait été amassé pendant ces années envers ce genre de personne. Et ce dégout avait amené l’envie, l’envie d’être à leur place, et eux à la sienne, l’envie d’avoir une vie aussi simple, aussi désinvolte et facile. Ah il les détestait, pour la plupart, élèves comme professeurs, encore que certains méritaient son respect et sa sympathie, chose devenue rare en cette époque noire.
Il était arrivé à l’heure, ne désirant pas mal commencer sa deuxième cinquième en se faisant remarquer. Il avait eu un sort heureux en ayant la vie sauve après un double redoublement, mais il n’en détestait pas moins ceux à cause de qui il était là. Il les détestait, mais les craignait également. C’étaient eux les maîtres ici…
Après avoir passé les portes de la salle, donc, il s’était assis à une table avant que le discours du directeur ne commence, celle-là même où actuellement étaient assis Benedikt, un ‘nouveau' de cinquième, avec la prof la plus séduisante du pensionnat : la sulfureuse Eva Eden…
Assis donc à cette table, et n’ayant avant la cérémonie pas prêté la moindre attention à ses voisins, il avait fermé l’œil et s’était laissé emporter par son imagination, celle qui lui créait un monde magnifique là où tout était sombre, transformant les traits noirs de la vie en arcs-en-ciel de bonheur. Il n’avait rien entendu du discours, qu’il connaissait presque par cœur, à force, et n’avait pas été témoin de tout ce qui s’était passé jusque là : les tours de demoiselle Eden pour séduire son auditoire, la gloutonnerie de monsieur Dièsinam, la fureur à peine contrôlée de Calypso la terrible, et les mauvaises manières de Nix, digne fille de son enfoiré de père.
À cet instant, il vit seulement cette dernière s’approcher du duo de choc que formait Benedikt et Eva. Haaa… Encore un qui n’avait pas compris et qui semblait vouloir tomber amoureux de la charmante Eva… Ce qui n’était pas très compliqué en fait, mais l’espoir de jeunes insouciants tel que lui était qu’elle leur rende la pareille. Foutaises ! Il n’arriverait jamais à avoir plus que la tentation, le corps de la déesse du désir pour un futile moment pourtant tellement désirable… Enfin, il ne s’en soucia guère et laissa à ses plans de drague le jeune peintre en herbe, qui s’en mordrait les doigts, c’était à en parier. Mais Nix semblait en vouloir, comme toujours, à la prof de Luxure, comme à tout le monde, et un poignard vint se ficher à quelques millimètres de la peau satinée de la séductrice en chef. Une lueur de surprise et d’intérêt marqua soudainement l’œil bleu de Valentin, qui tendit l’oreille à leurs réactions.
Ce fut le jeune homme qui répondit en premier, dans son rôle de chevalier servant servile e décevant. Il lança une pique ignoble à la fille du directeur, lui rabattant admirablement son caquet prétentieux. Plus qu’une déclaration de guerre, c’était son arrêt de mort qu’il avait signé là, bien qu’il l’eut fait avec brio. Valentin eut d’ailleurs un pincement de jalousie sur le cœur, envieux de n’avoir pu lui-même lancer cet affront. Il se contenta d’un petit rire pincé et audibles des acteurs de la scène, pour marquer avec discernement son accord aux propos du garçon.
« Huhuhu… »
Avant que ce dernier ne plonge désespérément dans la folie des charmes terrifiants de la belle Eden. Après avoir dans un soupir levé son œil au ciel, il plongea celui-ci dans celui, unique aussi, de Nix la gaillarde. Comment allait-elle réagir à cet affront ? Exploser dans une rage destructrice ou la jouer finement ? Et Eva, allait-elle mal prendre que sa douce peau ait ainsi été effleurée sans son consentement ? Valentin se délectait déjà du repas, un sourire malicieux collé au visage, son air d’ange maléfique… |
|  | | Eva Eden
Luxure ~ Professeur


Age : 20 Inscrit le : 04 Jan 2008 Messages : 663 Localisation : Dans un coin sombre de l'infirmerie... ou des douches communes ! Métier ou année d'étude : Professeur - Responsable de la Luxure
 | Sujet: Re: [spécial] Le Dîner de Début d'Année Mer 23 Jan - 1:19 | |
| Eva souriait malicieusement, ses yeux verts profonds dévisageant son interlocuteur avec une intensité telle que son regard en devenait presque insoutenable. Presque… parce que l’interlocuteur en question ne se laissait pas démonter, et visiblement, ne détourna pas un seul instant les yeux. La jeune femme ressemblait à s’y méprendre à une proie charmée… et au pire des prédateurs, le tout dans une expression de proximité et de distance tout à la fois, qui laissait planer autour même de son corps une impression de mystère simple. Elle agissait on ne pouvait plus naturellement, et rien dans le moindre de ses gestes ne laissait présager d’une attention manifeste et calculée… et contrairement aux apparences peut-être, elle n’était jamais dans l’artificiel. Bien au contraire. Ce fut avec un intérêt tout particulier qu’elle suivit le moindre mouvement de Benedikt, comme elle chasserait une proie… ou comme elle serait fascinée par quelque chose.
Machinalement, elle continuait à goûter avec délectation le sucre sur le bout de son doigt, tout en penchant vaguement la tête sur le côté lorsqu’il lui répondit ce qu’elle avait à gagner… ponctuant l’argument d’un compliment de plus. Elle ne réagit pas. Pas d’avantage qu’en esquissant une petite moue complice. Eva n’était pas facilement touchée par les compliments, quand bien même il s’agissait de ses charmes ou de sa façon d’être… Non pas parce qu’elle était déjà persuadée d’être charmante… Non, plutôt parce qu’elle se fichait pas mal de savoir ce que l’on pensait réellement d’elle. Peut-être était-ce un atout après tout… Cela dit, elle ne pouvait pas nier que l’attention que lui portait le jeune élève ne pouvait pas lui porter préjudice. Tout au contraire, elle commençait à voir à cette soirée un soudain intérêt…
Mais quelque chose, un fois de plus, vint la troubler dans le délice d’imprévu où elle se plongeait… Ou plutôt quelqu’un. Toujours la même personne. La seule qui soit capable, ce soir-là, de venir attiser l’agacement d’Eva, jusqu’alors insensible aux injures et aux insultes qu’elle pouvait bien recevoir de la part de ses collègues, à l’occasion. Non, cette petite Nix, elle ne la supportait tout simplement pas, ce soir. Peut-être n’était-elle pas de bonne humeur, la fille de Caliban, mais la question n’était pas là. Eva fut donc forcée de détourner le regard de Benedikt pour le porter vers Nix, ce qu’elle n’apprécia pas tout particulièrement. Et pour entendre quoi ? Une jeune prétentieuse lui donner des leçons ? Non pire que cela… une jeune prétentieuse la rabaisser d’une manière purement insultante, devant une salle pleine de monde.
La professeur de la Luxure aurait pu s’en montrer folle de rage… mais elle n’était pas Calypso. Elle resta immobile. Horriblement immobile. Les lèvres closes, le regard lointain, probablement fixé sur celui de Nix, et les deux mains posées sur la table. Etrangement calme… Non, faussement calme. Le charme n’avait pas quitté son beau visage. Non, nullement… il était juste différent. Différent et incroyablement dangereux, soudain. Peut-être vit-elle le geste de Nix. Ou peut-être pas… Quoi qu’il en fût, elle ne bougea pas non plus. Pas un geste, pas un cillement ni un seul battement de paupière. Pas un frisson ni un mouvement de douleur, lorsque le couteau de Nix érafla son bras, avant de se planter dans sa chaise. Rien… Eva Eden était devenue à l’image d’une de ces statues grecques, figée de perfection. Froide, terrible… La menace de Nix ? Elle passa sur son visage comme une brise sur du marbre : sans l’atteindre, ni commettre le moindre dégât.
Ce qui la fit bouger à nouveau, ce fut la voix de Benedikt, en face d’elle, qu’elle ne s’attendait pas à entendre… A moins que sur le coup, elle n’ait été jusqu’à oublier sa présence, après tout… Lentement, Eva tourna la tête vers l’élève de la Gourmandise, et entre ouvrit la bouche, surprise. Oui… il avait réussi à la surprendre. S’opposer ainsi à la fille du Directeur, c’était… suicidaire ? Oui, sans doute… quand on était un simple élève, bien sûr. Et elle, ne l’était pas… Un mince filet de sang, paresseux comme un fleuve langoureux, glissait doucement le long de son bras, là où le couteau l’avait éraflée, mais elle ne sembla même pas le remarquer. Silencieuse, elle observa l’aplomb de Benedikt, et ne put empêcher un autre sourire appréciateur aux paroles qu’il lui adressa encore.
Peut-être aurait-elle pu continuer aussitôt cette discussion qui promettait de devenir plutôt engageante, à vrai dire, vu les mots du jeune homme… Mais la tournure des évènements ne le lui permettait pas. Il fallait d’abord qu’elle fasse quelque chose. Quelque chose qu’elle devait absolument faire. Remettre une bonne fois pour toute Nix Leviaz à sa place. Et peu importait ce qu’il en découlerait…
Alors elle se leva, enfin, suite aux paroles de son interlocuteur, et se pencha par-dessus la table, pour venir déposer son index sucré sur les lèvres du jeune homme, comme pour lui intimer un court instant le silence, avec un sourire absolument adorable, qu’elle accompagna d’un murmure sensuel :
- Chut… je reviens tout de suite… ne vous impatientez surtout pas…
Un éclat fugace traversa le regard d’émeraude de la jeune femme, et elle saisit le couteau, qu’elle arracha du bois de la chaise, avant de ramener son bras éraflé jusqu’à ses lèvres, pour se mettre en devoir d’en lécher consciencieusement le sang, d’une façon à la fois lente, naturelle et détachée. Elle s’avança jusqu’à se trouver face à l’estrade des professeurs, face à Nix, le couteau bien serré dans sa main droite. Nul ne pouvait savoir ce qu’elle avait l’intention de faire… Eva était bien trop imprévisible. Trop charmante pour qu’on puisse lire si facilement en elle. Arrivée à quelques centimètres de la marche qui lui permettrait de se retrouver à la hauteur des professeurs, elle s’immobilisa, et fit un geste du menton en direction de ladite marche. Sa voix résonna alors dans la salle, peut-être un peu moins chaude, mais tout aussi envoûtante qu’à l’ordinaire, persuasive :
- C’est une marche…Ce n’est rien de plus qu’une marche, entre vous et les autres…
Eva haussa les épaules avec une touche de mépris, puis fit un pas de plus, montant sur l’estrade dans un geste tout simple, qui souligna la véracité de ses paroles. Ses yeux verts ne quittaient plus le visage de la jeune fille qui l’avait insultée par deux fois en si peu de temps, et qui semblait la détester tant.
- Vous voyez, je l’ai même montée d’un pas, simplement. Dix, quinze centimètres maximum… Et cela vous donne assez d’importance, selon vous, pour vous permettre d’intervenir là où vous n’avez pas à le faire… Une marche, ça vous suffit alors ? Détrompez-vous, vous n’en êtes pas plus grande, demoiselle…Vous avez toujours la même taille.
Le sourire de la jeune femme se fit un brin sadique, sur ces quelques mots, tandis qu’elle ramenait la lame du couteau devant son visage, pour l’observer avec un regain d’intérêt, le faisant délicatement tourner entre ses doigts. Puis, son regard se fit accusateur, et sa voix trancha à nouveau :
- Vous n’êtes sur cette marche que par un caprice de petite fille… que parce que vous avez réussi à assez fatiguer votre père pour qu’il vous laisse votre petit plaisir… celui d’avoir simplement l’air plus haute qu’eux… En parlant de respect… Croyez-vous donc être la meilleure placée pour me faire la leçon, vous qui venez de défier volontairement l’autorité de votre père ? J’écouterai vos menaces lorsqu’elles vaudront quelque chose, Mademoiselle la future Directrice.
Et au moment du « Directrice », Eva esquissa une très gracieuse révérence, qui aurait pu se montrer charmante et polie, si elle n’avait été faite dans un contexte tel que celui-ci, et face à celle qu’elle était en train de défier du début à la fin. Sans une once de remord, visiblement… Le couteau, Eva le garda négligemment entre ses doigts, peut-être par mesure de précaution. Elle n’était pas stupide. Et pourtant, elle ne jeta pas un seul regard à Caliban, durant toute sa confrontation avec Nix, qu’elle termina ainsi :
- Ravalez le mot « arrogance » face à moi, Miss. Il ne sied guère, venant de votre bouche… Un jour, il faudra bien admettre que vous n’avez pas toute-puissance ici… Un jour, ce sera peut-être le cas, oui. D’ici là, ne vous avisez plus de lever la main sur moi.
Une menace ? Si c’en était effectivement une, elle sonnait comme un simple constat de la part d’Eva, qui esquissa une nouvelle révérence absolument délicieuse, avant de pivoter sur elle-même, pour retourner à la table qu’elle avait choisie d’occuper avec Benedikt. Pas prudente de tourner le dos ainsi à celle qu’elle venait d’insulter ? Non… Eva se tenait sur ses gardes. Toujours. Et elle revint prendre place en face de Benedikt, pour lui adresser un sourire de circonstance, et reprendre comme si de rien était :
- Très bien… où en étions-nous ? Ah oui… vous étiez en train de me convaincre aimablement de vous servir de modèle… Et vous me disiez être ouvert à toutes propositions, me trompe-je ?... Faites attention, je pourrais aisément vous prendre au mot… Et comme vous l’avez si bien dit, il faut apprendre à se méfier un minimum, lorsque l’on a affaire à ce genre de situation…
La jeune femme lui adressa un clin d’œil complice, puis posa ses deux coudes sur la table, pour rapprocher légèrement son visage du jeune homme. Elle avait au préalable posé le couteau sur ses genoux, et son bras laissait encore échapper quelques gouttes de sang vif, qu’elle ignorait fondamentalement. Alors elle ajouta d’une voix suave :
- J’ai entendu parler de vous… oh oui, pas mal de fois… Et Nix l’a elle-même si bien souligné… Serait-ce pour mon sang, que vous êtes en face de moi maintenant ? Dans ce cas… voyez donc celui-ci…
Eva attrapa une goutte de son propre sang du bout de son index, et le laissa planer devant le visage du jeune homme, volatile, hésitant, attirant…
- Car c’est le seul que je consentirais à vous offrir… le reste m’est bien trop précieux et utile, j’ose espérer que vous en conviendrez avec moi… Je peux vous offrir, autre chose, en revanche...
Puis, la main toujours en suspension dans l’air, Eva tourna inopinément la tête en direction de Valentin, pour croiser son regard étrange, avec ses yeux d’un vert hypnotisant. Elle n’avait pas eu l’air de l’avoir entendu, auparavant, approuver les paroles de Benedikt d’un vague rire discret… et pourtant, peut-être était-ce le cas, puisqu’elle lui adressa un petit sourire, tout en murmurant à son intention :
- Et bien… un courageux de plus s’oppose à Mademoiselle la future Directrice ? Il faut le clamer plus fort, mon ange… _________________
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|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: [spécial] Le Dîner de Début d'Année Mer 23 Jan - 17:45 | |
| Elle avait osé, osé s'asseoir parmi ces gens dont la plupart lui paraissaient immondes, indignes de se trouver à ces tables, dans ce haut-lieu. Son monde, le monde du mal ne se construirait pas avec ces abrutis, pourritures et rejets de tous. C'était simplement des outils, de simples choses que l'on pouvaient sacrifier qui ne devaient que cirer les chaussures et être tuer pour leur impudence, ils ne méritaient vraiment pas leurs places auprès des futurs et des grands noms du mal.Oui eux, eux qui batiraient l'univers de demain. Eux, qui seraient ses alliés, qui montreraient à tous ce qu'est l'obscurité d'une âme, la chute du bien. Comme pour montrer une certaine forme de supériorité, Alixe se tenait étonnament droite et balayait la salle d'un regard de faucon. Aucun des premiers événements qui annoncait une année mouvementé et surtout amusante ne lui avaient échappé. En ce moment même elle observait la bataille entre la professeur de luxure utilisant un mépris sans violence alors que le camp d'en face, Nix Leviaz, si elle ne se trompait pas, était un peu plus..instinctive dira t-on ? C'était seulement parce qu'elle était la fille de Caliban Leviaz qu'Alixe s'empéchait de faire des réflexions car la manière dont elle avait été défier son adversaire était trop impulsive au goût de la nouvelle venue. Mais bon... Un bruit de verre brisé attira son regard vers ses..."camarades" à sa gauche. Une bataille entre deux jeunes éléves, de péché différent, avait débuté. L'un semblait avoir vexé l'autre qui avait une assiette brisée à la main mais qui s'acharnait à taper son adversaire avec la partie sauve de son arme peu conventionnelle. Leur combat eut pour effet de renverser l'eau contenue dans le verre de la jeune fille et cela semblait plus outrageant à ses yeux que d'insulter sa famille. Elle ne montra aucun signe de colère et savait déjà comment cela allait continuer. Alixe lâcha un soupir entre dégoût de ses futurs paroles et mépris de tous ces idiots qui ne savaient même pas s'entretuer correctement. Elle posa son regard sur la boisson devant elle tout en interpellant ces imbéciles.
- Si je peux me permettre, et je me le permets...
Sa voix avait eut l'effet d'une bombe par son aspect cassant et melant vitesse et douceur. Cela avait le don de surprendre en général. Alixe était fière, même si elle ne regardait pas vers eux, elle savait parfaitement que l'attention était à elle. D'une main elle attrapa son verre et fit tournoyer le peu liquide qu'il contenait encore. Elle poursuivit :
- L'un de vous deux devrait savoir que pour terrasser son ennemi, le plus simple n'est pas de l'attaquer de face en essayant à tout prix de le toucher mais de rendre inutilisable ce qui peut causer des dégats lourds comme les poignets par exemple. Pour l'autre, il ne voit pas les évidences comme le fait qu'une assiette cassée fait beaucoup plus mal quand on prend la partie tranchante que quand on utilise son côté le plus lisse.
Elle daigna enfin poser les yeux sur eux, un sourire vainqueur aux lévres. Elle avait gagné avant même que la partie est commencée. Ils la regardaient d'un air hébété comme si personne n'avait osé leur tenir tête autrement que par les poings. D'un mouvement prompt, Alixe se leva. Les deux abrutis d'en face n'eurent pas le temps ni de la voir, ni de la sentir arriver. Elle comenca par le premier en se mettant dos à lui et en lui attrapant le poignet d'un doux mouvement de main qui ne semblait même pas pouvoir faire de mal à une mouche pourtant un cri de douleur retentit puis s'ensuivit d'un autre. Alixe s'était déjà occupée du second. En effet, elle lui avait appuyé sur la jointure de la rotule gauche ce qui l'avait obligé à s'agenouiller puis elle avait posé son coude sur une partie bien précise prés des cervicales qui empéchait tout mouvement de sa proie. Elle n'était pas forte au sens littéral du terme, loin de là mais l'homme possédait tellement de faiblesse que le faire mettre à genous était fort simple. Elle prit ensuite l'assiette ébréchée et grava dans le dos de son nouvel ami la lettre V. Elle le lache ensuite et tout en rejoignant sa place, elle dit simplement.
- V comme Vengeon, souvient-en et le prochain qui trouble mon repas ou ose renverser mon eau je lui promet de faire en sorte qu'il se souvienne de moi à jamais. Dernière leçon de la soirée : la force ne pas jamais, au grand jamais, un soupçon d'intelligence.
Elle se rassit comme si de rien n'était et osa enfin toucher à sa nourriture. Elle avait souhaité ne pas se faire remarquer trop vite..tant pis. Elle n'était plus aussi calme qu'à son arrivée et elle n'arriverait sûrement pas à ce reconcentrée sur sa tâche première, Alixe décida alors de prêter attention à la conversation de la table d'à côté entre le professeur Eden et des éléves.
- Et bien… un courageux de plus s’oppose à Mademoiselle la future Directrice ? Il faut le clamer plus fort, mon ange…
- Le clamer est plus suicidaire que courageux j'imagine, non ? Dans tous les cas, il est vrai que la demoiselle est trop impulsive je l'accorde. Mon avis ne vaut sûrement pas grand chose aux yeux de tous et je ne peux pas dire que je sache vraiment comment elle est mais je prend la responsabilité de dire mes premières impressions. Dites, Miss eden, pourquoi vous opposez vous à elle , Mise à part cet amour inébranlable que vous semblez vous vouez réciproquement ?
Le ton d'Alixe ne convenait guère pour parler à une professeur mais il n'était pas irrespectueux non plus,elle était du genre à attendre de voir sur le long termes les compétences de celle-ci avant de lui vouer le moindre respect mais son avis l'interessait alors elle avait choisi de lui poser la question. Quittes à se faire remarquer autant prendre des risques et commencer d'avance à se faire des ennemis non ? |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: [spécial] Le Dîner de Début d'Année Sam 2 Fév - 18:08 | |
| Arabelle s'ennuyait religieusement. Elle s'ennuyait toujours à ce dîner. Pourtant, ce n'était pas l'animation qui manquait. Il y avait les professeurs, bien sûr, qu'elle considérait avec une pointe de mépris, parce qu'ils lui semblaient bien souvent éternellement fixés dans leurs attitudes identiques, sans évolution, sans surprise. Il y avait les élèves, dont les comportements se réduisaient pour elle à des schémas récurrents.
Arabelle s'ennuyait. Pourquoi venait-elle ? Régulièrement, cette question lui traversait l'esprit lorsqu'elle contemplait d'un oeil glacial les agitations diverses et variées que le dîner lui offrait en guise de distractions. Si quelqu'un avait fait attention à elle plutôt qu'aux diverses disputes et aux bouffonneries du professeur de Gourmandise, il aurait cru qu'elle était à deux doigts d'ordonner que l'on mitraille tout le monde, par agacement.
Mais voilà, contre cette joyeuse perspective s'élevait deux difficultés. La première était que ses hommes de mains n'étaient pas présents pour accéder à ses désirs. Bien sûr, elle aurait pu user de ses capacités personnelles pour dissoudre une ou deux personnes, mais c'est là que la seconde difficulté la retenait : entretenir sa réputation.
Après tout, elle n'était vraiment là que pour cela. Faire acte de présence, montrer qu'elle existait, qu'elle était parmi ceux qui décidaient, et entretenir chez les élèves une forme de curiosité. Aucun parmi les plus jeunes ne pouvaient savoir qui elle était, à moins d'être nés dans la haute société. Les perspectives qui motivait la jeune femme relevaient donc de la pure stratégie.
Mais, tout de même, Arabelle s'ennuyait. Sa patience atteignit sa limite lorsqu'elle vit que la fille du Directeur était en pleine tourmente. L'enfant avait, cette année, aiguisé son intérêt, mais elle n'était pas d'humeur à observer les petites querelles intestines de l'Ecole. Elle était passée à des préoccupations plus urgentes, et avait pour Nix Leviaz des vues plus élevées.
La Duchesse pianota un instant sur la table en bois, ce qui aurait été parfaitement anodin si, à chaque fois qu'un de ses doigts touchaient la table, celle-ci ne semblait pas se dissoudre à son contact. Finalement, la criminelle se releva avec une dignité toute aristocrate et promena un regard dominant sur l'assemblée. Elle n'allait pas rester une minute de plus.
Arabelle quitta la table des professeurs sans mot dire, sans accorder un regard à qui que ce soit, excepté au Directeur, auquel elle décocha un sourire qui mêlait froideur et politesse, mélange vénéneux dont elle avait le secret. Elle traversa la salle en sens inverse, toujours aussi mesurée.
Un élève malheureux, propulsé pour une dispute quelconque, vint interrompre son chemin. Ce qui était, à vrai dire, une mauvaise idée. Arabelle attendit patiemment que ce dernier se relève et pose sur elle un regard à peu près aussi rassuré que s'il s'était retrouvé devant la Méduse. La Duchesse le foudroya du regard et décocha une gifle magistrale, que rien ne laissait présager dans son calme suprême.
L'élève repartit dans le sens inverse de celui dans lequel il était arrivé, et par le même mode de transport. Néanmoins, il arriva dans un état légèrement dégradé, étant donné que la Duchesse avait usé son aptitude pour laisser sur la peau, ou plutôt l'absence de peau de sa joue, la marque de sa main. La démonstration avait été brève, un point de violence dans un océan de calme, et, l'espérait-elle, efficace.
Retrouvant son calme, la Duchesse acheva son chemin que rien ne vint plus perturbé, prouvant que les élèves de l'Ecole n'étaient pas téméraires. Arabelle claqua des doigts et les portes s'ouvrirent, révélant les deux hommes qui l'avaient entendue tout ce temps. Sans les regarder, elle disparut de la vue des occupants de la salle.
Le passage de la Duchesse à l'Ecole, le premier de l'année, avait été bref, mais éclairant. |
|  | | Calypso Edoneth
Colère ~ Professeur


Inscrit le : 04 Jan 2008 Messages : 91 Localisation : Derrière vous peut-être... Retournez-vous pour voir? Métier ou année d'étude : Professeur
 | Sujet: Re: [spécial] Le Dîner de Début d'Année Sam 9 Fév - 15:28 | |
| Cette année encore, le dîner de début d'année était rempli de feux d'artifices. Des combats, ici ou là parmi les élèves, des conflits, des pics lancés à droite à gauche, et les élèves et leurs professeurs au sommet de leur forme. Tous étaient comme à l'accoutumée égaux à eux-mêmes. Les nouveaux n'avaient sans doute pas de quoi s'ennuyer.
Pour ce qui était de Nix, Calypso n'intervenait jamais quand Caliban reprennait sa fille et quand il agissait sur cette dernière avec autorité. Il était absolument hors de question qu'elle remette en cause l'éducation du Directeur ni aucune de ses décisions, et cela, que Nix l'apprécie ou non. Il avait reprit sa fille sur son comportement, et Calypso n'était pas intervenu.
Finalement, Nix n'écouta pas vraiment les instructions de son père et retourna déverser son venin sur Eva. Calypso se contenta de soupirer. Elle savait que cela n'allait sans doute pas plaire à Eva, et encore moins à Caliban.
Nix fut rapidement de retour à la table et c'est à ce moment-là qu'elle avoua à Calypso qu'elle voulait faire mieux pour se laisser aller à sa Colère. Ah, que de mots qui sonnaient doux aux oreilles de Calypso. Mais, mais... L'heure n'était pas aux félicitations. Calypso posa doucement son regard sur Nix.
-Oui, tu dois écouter ton père et pour l'instant, je trouve que tu mets trop son autorité à l'épreuve. Ca ne me plaît pas Nix.
Le ton de Calypso laissait entrevoir un début de fureur. Nix connaissait bien Calypso et elle savait que la Colère ne disait jamais rien à la légère. Et surtout, elle savait que Calypso ne laissait jamais rien passer. Elle n'aimait pas qu'on défie l'autorité, c'était comme ça. Voilà pourquoi son comportement vis-à-vis d'Eva ne lui plaisait pas trop, et elle avait bien l'intention de lui faire part de son mécontentement.
Finalement, Eva revint faire un petit tour du côté de la table des Professeurs, et pendant son intervention, Calypso ne bougea pas, même pas d'un cil. Eva avait raison : pas tout le temps, mais là, en l'occurence...
Quoi qu'il en soit, Eva alla reprendre sa place en face de Benedikt, dont Calypso préférait ne pas trop s'occuper. Le regard fambloyant de la folle aux cheveux rouges glissa alors sur Nix.
-Elle reste un Professeur. Que vous soyez en désaccord...
Elle marqua un silence.
-Non, que tu ne l'aimes pas c'est une chose, mais c'est un Professeur. C'est tout. Et elle a raison.
A nouveau, elle baissa un peu la voix.
-Il faudra que nous parlions toutes les deux après le dîner.
Oui, elles avaient beaucoup de choses à se dire.
Que Calypso reste aussi calme pouvait paraître étrange. Etrange, et surtout très mauvais signe car en général, quand elle restait à ce point calme, l'explosion ne tardait jamais trop après.
(Pardonnez-moi ce post ridicule... Mais je vous promets mieux la prochaine fois^^) _________________
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|  | | Nix Leviaz
Orgueil


Inscrit le : 06 Jan 2008 Messages : 128 Localisation : En cours, au labo ou à la bibliothèque. Si, si, elle bosse ! Métier ou année d'étude : 4e année
 | Sujet: Re: [spécial] Le Dîner de Début d'Année Dim 10 Fév - 23:18 | |
| Nix vibrait de colère. Autant face à Benedikt qui venait de se payer un aller simple vers la salle de torture, ou vers une recherche de la part de la jeune fille de la moindre occasion digne de lui retirer son Flux, que vers Eva qui... bref, c'était Eva, et si la jeune fille déguisait sa haine par des mots et des pensées parfois élevées, il y avait une base bien personnelle à cela : un petit arrière goût d'amour pour son père, un petit quelque chose qui la faisait refuser tout simplement qu'une femme se serve de son père pour ses intérêts personnels, en passant par le sexe. Elle n'avait pas plus envie que cela de foutre la merde dans cette soirée, elle avait envie d'éloigner Eva d'ici. Elle avait envie que son père lui revienne, et détache son intérêt de cette femme qui n'avait que des formes arrogantes, prétentieuses, et donc haïssable. Qu'Eva fasse partie, à son humble avis, de ces gens qu'elle jugeait comme inutiles, comme détestables, et sans aucune importance pour l'Ecole, c'était la goutte d'eau qui faisait renverser le vase. Si Eva avait eu la chance d'être une simple femme de petite vertu, ou une simple professeur incapable, cela aurait pu passer. Le problème c'était qu'elle alliait les deux avec brio, et qu'en plus elle jetait, de temps en temps... non, "souvent", son dévolu sur le Directeur de l'Ecole. Elle les avait surpris, avec son pouvoir, elle avait senti la nausée lui venir, et elle avait su qu'Eva deviendrait, par la suite, sa pire ennemie. La guerre était annoncée. Nix jurait intérieurement de purifier le cœur de son père. Et, par la même occasion, de purifier cette Ecole. L'idée était parfaite, l'idée était d'elle.
Les mots qu'on pouvait lui dire, désormais, n'avaient plus aucun poids. Elle avait laissé passer sa colère, elle avait laissé se dessiner sa rage, et puis tout était retombé aussi vite que cela s'était produit. Il n'y avait plus que son regard, son seul oeil, qui cherchait à s'attacher à de la nourriture qu'elle pouvait encore prendre avant que quelqu'un ne lui prenne, et puis elle terminait son repas avec un détachement, ou une arrogance, qui lui étaient typique. Et qui signaient bel et bien une sorte d'arrêt de mort pour la professeur de la Luxure et pour Benedikt... ainsi que pour tous ceux qui oseraient les soutenir. Que l'espèce de prostituée ambulante se tape des élèves, cela allait, c'était une preuve que le seul intérêt que portaient les gens de cette Ecole pour elle était celui qu'ils donnaient à son postérieur. Non, mais comment son père avait-il pu accorder de la confiance à cette femme, alors qu'il y avait bien d'autres personnes, à la Luxure, de plus capables qu'elle.
La Duchesse, par exemple. La Duchesse était quelqu'un de parfait pour diriger la Luxure. La jeune fille posa son regard, intriguée, sur cette femme qui se levait et qui quittait la pièce. Avec raison. Il n'y avait pas grand chose d'intéressant ici, à vrai dire. Il y avait des gens bientôt morts, oui, ou qui subiraient suffisamment de souffrances pour ne plus être en mesure de communiquer. Pour Eva, Nix avait déjà suffisamment d'idées de tortures. Elle n'aurait même pas assez de toute une vie pour les lui faire subir. Et cela la faisait sourire doucement, avec un charme digne des jeunes princesses. Un regard, un signe de tête poli pour la Duchesse qui partait, et la voilà qui tournait son visage vers sa voisine de table, vers sa sœur. Son oeil ne montrait plus aucune arrogance, juste une bonne humeur qui ne laissait présager rien de bon.
Elle l'écouta, parce que Calypso pouvait se vanter d'être une des rares à pouvoir attiser suffisamment l'intérêt de la jeune fille pour être écoutée. Elle lui sourit, bien sûr, avec une franchise toute autre. Ce n'était pas la première fois qu'elle s'opposerait à son avis, ni la dernière, mais elle fit une remarque, simple.
-Tu as peut-être raison, mais je n'approuve pas ses méthodes. Et s'il n'y a que le fait qu'elle soit professeur qui gêne, ce n'est pas un problème, ce n'est pas un statut immuable...
... puisque après tout, elle pouvait toujours mourir.
Elle posa son oeil dans celui de son père. Un échange, silencieux, eut lieu entre les deux. Un échange chargé de compréhension mutuelle, chargé d'un message lourd. Ce fut Nix qui le brisa, en baissant la tête, docile.
-Excuse-moi, Papa. Je ne le referai plus. Je vais faire un tour dehors. Après ce que je viens de faire, c'est tout ce que je mérite... on pourrait, je l'espère, en parler un autre jour tous les deux.
Nix se leva, simplement, son oeil se posa sur le visage de sa soeur de coeur. Elle était, probablement, énervée. La gamine n'avait pas peur de cela, elle n'avait même jamais peur de grand chose.
-Je suis prête à tout entendre, je serai dehors.
Et elle traversa la pièce, allant vers la porte, avec le sourire le plus radieux du monde ancré sur les lèvres, le pas léger, et l’œil rieur. Le tout ne semblant dire, en réalité qu'une chose : cela avait été bien amusant ce soir. Elle espérait au moins que quelques messages, quelques interrogations étaient passées dans les esprits de certains. Cette Ecole méritait réellement d'être meilleure, et elle se donnerait la peine de la rendre aussi parfaite qu'elle... l'idée d'une épuration la rendait toute guillerette, oui. Elle franchit la porte, en laissant sa langue glisser sur ses lèvres, puis la referma doucement derrière elle. Pas la peine de faire du bruit pour se faire remarquer.
[HRP : ne vous jetez pas comme des chacaux dessus, je réponds avec Caliban là maintenant x). ] _________________
Double-compte de l'Admin. La demoiselle vit à l'Ecole du Flux depuis la création de cette-dernière, elle est donc probablement connue de tous. |
|  | | Caliban Leviaz
Envie ~ Directeur


Age : 20 Inscrit le : 30 Déc 2007 Messages : 1043 Localisation : Dans son labo, dans son bureau... des endroits comme ça. Métier ou année d'étude : Directeur et Professeur responsable de l'Envie.
 | Sujet: Re: [spécial] Le Dîner de Début d'Année Dim 10 Fév - 23:56 | |
| Caliban soupira. Encore une fois, son repas de début d'année était du beau n'importe quoi. Bon, au moins, cela avait l'air d'être parfaitement normal dans cette Ecole. Il aurait juste voulu que, pour une fois, les gens cessent de planter des rivalités qui n'avaient pas lieu d'être. Il n'allait arriver à rien avec des tarés dans le genre, il n'allait arriver à rien s'ils se comportaient comme des demeurés.
Lui, il fit comme si de rien n'était, comme si, au fond, son avis ne comptait que guère. Sa fille, en s'opposant à lui, avortait toute aide qu'il pouvait lui donner. Et, si elle ne se calmait pas, elle risquait bel et bien de se faire punir comme il se devait. Caliban n'aimait pas faire de mal à son enfant, parce que c'était sa plus belle création, mais elle avait un caractère tel que, parfois, il n'y avait pas d'autre solution que d'agir ainsi.
Oh, bien sûr, il n'y avait pas que Nix qui méritait une bonne correction : Benedikt et Eva aussi. Alors qu'il aurait suffi de laisser couler le truc pour calmer sa fille, ils attisaient sa colère. Et Nix savait parfaitement se mettre en rogne. Il soupira. Cette Ecole était peuplée d'abrutis finis, et il avait une désagréable impression de se retrouver dans un asile de fou, ce soir.
Son oeil croisa le regard que lui adressa la Duchesse avant de partir, à laquelle il offrit un sourire amical. Hypocrite, ou non, là n'était pas la question. Bien sûr qu'elle lui donnait de l'argent, mais elle était une des meilleures élèves que l'Ecole avait formée. Une réussite, tout comme Calypso. Nix avait bien su déterminer qui avait fait de sa présence au Val quelque chose de grand, et qui n'avait pas plus sa place ici que les rats. Si Caliban acceptait autant de monde, pourtant, c'était parce que, parfois, cette Ecole faisait d'un rat un dieu, et qu'il avait tout de même un bel espoir en cette transformation. Ou une persévérance à toute épreuve, c'était aussi possible. Arabelle partie, ce fut Calypso qui attira son intérêt, bien mieux que n'importe qui dans cette salle. Même s'il savait qu'elle était au bord d'une rage destructrice, elle employait le ton et les mots qui pouvaient calmer sa fille. Parfait. Sans avoir un lien aussi fort avec elle que Nix, il avait confiance en cette jeune femme et éprouvait de l'affection pour elle.
Elle parvint, d'ailleurs, à calmer l'esprit rageur de Nix. Parfait. La jeune fille alla même jusqu'à s'excuser, et, comprenant le message compris dans leur joute de regards, elle se donna elle-même la punition à laquelle il pensait, puis quitta la salle, en obtenant ainsi le pardon, et donc le soutien, de la figure paternelle.
-Merci, Calypso.
Merci d'avoir aidé à rendre la situation moins chaotique, et merci de ne pas avoir éclaté au moment où il ne fallait pas.
L'homme se redressa quelque peu, de son incroyable taille, puis pointa du doigt Benedikt.
-Que Miss Eden se soit permi de parler ainsi à ma fille, passe encore, bien que je ne l'accepte que très peu. Seulement, toi, tu n'en as pas le droit. Alors, je te conseille de choisir mieux tes alliés la prochaine fois, et de savoir tenir ta langue quand il le faut, sinon...
Une douleur effroyable se fit sentir non loin du cœur du jeune garçon. Il venait de créer un caillot dans le sang de l'élève de la Gourmandise, grâce à son Flux, et, pendant un court instant, ce qu'il infligeait à l'adolescent fut la pire des souffrances. Et tout s'évapora, soudainement. Il y avait eu des élèves, dans cette Ecole, qui étaient devenus fous pour moins que cela.
-... sinon je te fais subir cela pendant des heures, avant de faire éclater ton cœur.
Jolie rime, non ? Caliban avait l'âme d'un artiste. Ses yeux se posèrent sur Eva, et le seul des deux qui était vif ne disait qu'une chose : que c'était la dernière fois qu'elle se permettait d'agir ainsi face à lui. La prochaine fois, il saurait sévir. Tout autant que la prochaine fois que sa fille oublierait une de ses promesses, il la punirait bien plus durement.
-Mademoiselle Eden, j'aimerais que vous vous recentriez, et que vous preniez un peu plus de sagesse. Il est des choses à ne pas dire, et des guerres à ne pas débuter. J'ose espérer que vous le saviez déjà. Je trouve que vous manquez parfois de discernement avec les plus jeunes.
Visait-il uniquement ce qu'il venait de se passer, ou plus de choses ? Il avait, tout du moins, dans son ton, et contrairement à ce qu'il avait dit à Benedikt, l'air de ne plus jouer le père, mais le Directeur. Et de voir là quelque chose qui s'était passé entre une élève et un professeur. A moins que ce ne soit qu'un masque qu'il voulait bien se donner, ce qui était parfaitement possible.
Le Directeur passa une main dans ses cheveux, puis reprit un air rêveur, trop rêveur, même, pour être intéressé, en fixant la salle. _________________
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|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: [spécial] Le Dîner de Début d'Année Lun 11 Fév - 1:10 | |
| Eva jouait décidément bien avec ses nerfs. Elle jouait avec lui. Et en même temps, elle avait bien raison. Il s'essuya la bouche avec sa serviette. Et posa ses couverts. Lentement, il attrapa le poignet de la belle et lécha le doigt sur lequel se trémoussait la petite goutte de sang. Quel bonheur... Ce rouge avait un goût sublime. Peut-être le flux ? Caressant la main de la professeur avec son pouce il posa ses yeux dans les siens.
Vous avez un sang délicieux vous savez ? Mais rassurez-vous... je préfère les modèles vivants. Je n'aime pas trop les natures... mortes. Saviez-vous que... Sa deuxième main vînt tirer le bras de la jeune femme vers lui. la salive a des vertues cicatrisantes. Il lècha la blessure de la jeune femme. Certains croient que les blessures sont douloureuse, quoi qu'il arrive. Toute personne dont Benedikt aurait pris soin des blessure, elle, saurait que certaines pouvait devenir délicieuses si elles étaient bien traitées. Le sang et leschairs n'avaient que peu de secrets pour lui. Il n'était pas monstrueux, il avait juste tendance à aimer les gens et leurs constitution. Il n'avait pas encore vraiment étudié les effets du flux. Peut-être cela serait-il interessant.
Il ne lécha pas la blessure très longtemps. Il n'y en avais pas besoin, et il n'avait pas envie. Il avait continué un peu. Puis avait étouffé un râle en lâchant la main d'Eva pour aller serrer son coeur en se recroquevillant. Il avait mal au coeur. Caliban Léviaz n'était pas content pour sa fille. Il le faisait savoir. La chouchoute était encore préservée. Elle était partie vexée, s'excusant vite fait. Papa avait décidé de punir Benedikt pour sa provocation. Après tout, il s'y attendait un peu. Mais à ce point. Son coeur lui faisait horriblement mal. Il serra les dents. Il avait chaud, il transpirait et sa respiration se faisait haletante. Quel home dangereux. Il allait mourir. Son seul regret s'il mourrait serait de n'avoir pas tuer Nix. Finalement, l'étreinte callotique se relacha, et il retrouva le souffle. Son coeur lui faisait beaucoup moins mal. Mais il lui faudrait un instant pour se remettre. La prochaine fois...? La prochaine fois, il tuerait cette petite fille. La prochaine fois il pourrait en l'emportant avec lui. Au moins sa mort ne serait pas vaine. Il haletait plus qu'autre chose en fait. Quelques perles de sueurs mouillaient sont front et la position de ses doigts représentaient bien la douleur et la terreur. Ses yeux étaient bien écarquillés. Il reprit le contrôme, en tout cas un minimum.
Oui... Donc... Vous voulez... quoi ? Me demandez... pas de... l'apnée de... de suite. C'est tout...
Il releva un peu la tête pour retrouver le plaisir des yeux de la jeune femme. C'était tout ce qu'il voulait pour le moment. |
|  | | Eva Eden
Luxure ~ Professeur


Age : 20 Inscrit le : 04 Jan 2008 Messages : 663 Localisation : Dans un coin sombre de l'infirmerie... ou des douches communes ! Métier ou année d'étude : Professeur - Responsable de la Luxure
 | Sujet: Re: [spécial] Le Dîner de Début d'Année Mer 13 Fév - 0:45 | |
| A peine Eva avait-elle fini de s’adresser à Valentin, tout en continuant de maintenir captive l’attention de Benedikt, qu’une jeune fille de première année attira son regard, en lui adressant la parole. Les yeux verts et pétillants de la jeune femme se déplacèrent jusqu’au visage de l’élève, à qui elle adressa un sourire rempli d’ironie, suite à ses propos. Apparemment, c’était une nouvelle, aucun doute à avoir… Une nouvelle qui n’avait pas froid aux yeux. Mais qui était particulièrement perspicace dans sa façon de voir la situation. Oui, pour certain, se clamer haut et fort opposé à cette petite prétentieuse, cela revenait au suicide… Eva s’apprêtait à ouvrir la bouche pour répondre à Alixe, mais le mouvement de l’objet de leur conversation attira son attention un bref instant.
Nix se leva et quitta la salle, tout simplement. Eva n’avait pas entendu les paroles de Calypso qui avait tenté de faire autorité sur la jeune fille. Peut-être n’en avait-elle pas grand-chose à faire… Car effectivement, le départ de sa grande rivale du moment sembla ne lui faire ni chaud, ni froid. Elle se contenta d’hausser malicieusement les épaules, indifférente. Qu’elle aille bouder ailleurs, cela ne pourrait faire de mal à personne… Oh, si, à la réflexion, cela pourrait faire du mal à beaucoup de monde. Eva était parfaitement consciente du jeu auquel elle jouait. Consciente, mais pas inquiète le moins du monde.
En revanche, elle n’était pas assez stupide pour songer qu’il n’y ait nulle intervention, à présent, de la part de Caliban… Ce n’était pas rien, attention… On venait de s’en prendre à sa fille chérie. Non, rectification : sa fille chérie venait de s’en prendre à un Professeur. Mais Eva doutait fortement que l’objectivité du Directeur en vienne à cette conclusion. Et cela ne la dérangeait pas outre mesure.
En effet, Benedikt dériva lui aussi son attention, fort aimablement d’ailleurs, et la Professeur de la Luxure se mit à sourire de plus belle, observant l’élève de la Gourmandise prendre les quelques libertés qu’elle lui permettait, en le laissant lui saisir le poignet et lécher à sa guise le sang de sa plaie… Le regard hypnotique de la jeune femme suivait chaque mouvement des lèvres de l’élève sur son bras écorché, et sa peau étrangement tiède semblait vaguement frémir sous ce contact. Effet volontaire, ou non ? Benedikt n’eut même pas l’occasion de se poser la question, ni d’entendre le léger soupir appréciateur que la Professeur laissa échapper…
Ce qu’Eva avait déjà prévu depuis plusieurs minutes, arriva enfin… A savoir que Caliban fit payer comme il se devait l’insolence de Benedikt à l’égard de Nix. Eva esquissa une moue compatissante, sincère ou non, son regard d’émeraude passant successivement du Directeur à l’élève qu’il faisait souffrir. Elle se mordit légèrement la lèvre, vaguement embêtée visiblement, mais pour une raison on ne pouvait plus mystérieuse… La jeune femme pencha la tête sur le côté, comme si elle était en train d’observer quelque chose de particulièrement intrigant, croisant les bras avec une nonchalance assez extraordinaire. Comme si la douleur que le jeune homme ressentait en face d’elle n’avait absolument aucun effet sur elle. Si… peut-être de la curiosité. Quoique… ce n’était pas la première fois qu’elle voyait le Directeur user de son pouvoir… elle-même, avait déjà été plusieurs fois sa victime.
… et peut-être, justement, que son tour allait venir bien vite, après tout… Lorsque Caliban cessa de s’en prendre à Benedikt, pour la fixer avec cet air d’avertissement, la belle redressa la tête, non pas avec un sursaut de fierté, mais plutôt avec un naturel assez déconcertant… Du genre « Oui, c’est à quel sujet ? »… Certes, ce n’était peut-être pas la meilleure stratégie à adopter. Mais Eva était ainsi… et personne ne la ferait changer, pour rien au monde. Alors son regard ne vacilla pas d’un pouce tandis que le Directeur lui fit des remontrances, qui somme toute, auraient pu être bien pires… Aurait-il vu plus clairement la situation qu’elle ne s’y était attendue ?
Eva était vaguement surprise, de la simplicité avec laquelle il blâmait sa conduite envers Nix… Quelque chose clochait, ce n’était pas possible. Et puis… il y avait sans doute bien des sous-entendus dans ces mots-là. La jeune femme choisit tout naturellement de rester ce qu’elle était, et haussa les épaules avec une certaine grâce, pour effectuer ensuite un petit geste futile de la main, comme si elle était en train de bavarder calmement. Et sa voix légère et chaude à la fois répliqua au Directeur, comme à tous les autres d’ailleurs :
- Bien volontiers… Vous m’excuserez simplement… c’est que j’ai parfois un peu de mal à me « recentrer » quand on me balance des poignards à la figure…
La jeune femme dessina sur ses lèvres une petite moue enfantine, avant d’esquisser un signe de menton en direction de Caliban, tout en lui décochant un clin d’œil complice, et en baissant à peine la voix pour ajouter, sur le ton de la confidence :
- Et puis, entre nous… Vous savez bien qu’elle ne date pas d’hier, cette guerre… Et je ne suis pas la seule à y être pour quelque chose, n’est-ce pas ?
Question purement rhétorique, bien sûr. Car Eva n’attendit pas la réponse pour laisser échapper un petit rire, et reporter de nouveau son intérêt sur un Benedikt plutôt mal en point… Ce n’était pas très facile à saisir pour ceux qui ne connaissaient que mal le rapport qu’entretenaient Caliban et Eva, mais son allusion était bien simple. La jeune femme savait pourquoi Nix ne la supportait pas : parce qu’elle s’approchait trop de son père. Et dans cette histoire, le Directeur n’était certes pas en reste…
Mais pour l’instant, les yeux profonds de la jeune femme scrutèrent intensément le visage fatigué de Benedikt, alors qu’elle gardait le silence face à sa question… question qu’elle accueillit pourtant d’un sourire amusé. Tentative d’humour, même après ce qu’on venait de lui faire subir… c’était tout à l’honneur de l’élève. Alors Eva se releva sans prévenir, pour contourner subtilement la table, et venir poser son joli postérieur sur la chaise voisine à celle de Benedikt. La jeune femme avança une main vers le visage de sa proie du moment, pour frôler sa joue du bout de son index, dont le contact était incroyablement chaud. Un contact bref, éphémère, presque illusoire, mais qui laissait une impression tenace d’inachevé et de dépendance… ce qui était sans doute l’effet voulu.
Eva approcha ses lèvres de la peau du jeune homme, assez près pour qu’il puisse sentir son souffle calme et hypnotique lui caresser la joue. Peut-être était-elle insensible à la douleur qu’il venait d’éprouver… peut-être ne se souciait-elle plus désormais que de ce qu’elle désirait, elle. La voix de la jeune femme murmura alors, malicieuse :
- Comme c’est dommage… Il faut pourtant… du souffle, pour ce que j’avais prévu…
Et comme une tentation trop grande pour être accessible, la jeune femme se retira doucement, vive comme l’éclair, insaisissable… du moins pour le moment. Elle croisa machinalement – ou stratégiquement, selon le point de vue –les jambes, laissant sa jupe fendue dévoiler une peau agréablement dorée, et laissa discrètement errer l’une de ses mains sur les bords d’un chemisier à la limite de l’inutilité vu son décolleté plongeant.
Et sans plus prévenir, la voilà qui porta à nouveau son regard sur le visage d’Alixe. Eh non, Eva ne l’avait pas oubliée… Bien au contraire. Elle lui adressa un petit clin d’œil ironique, puis grimaça, pour lui répondre enfin, d’un ton léger et amusé :
- Effectivement Mademoiselle, vous aviez parfaitement raison, comme tout ceci vient de le prouver… Suicidaire, cela l’est peut-être… Mais après tout… Si vous laissez croire aux « grands » qu’ils le sont vraiment… alors nul doute qu’ils le seront un jour. Quant à cette petite Nix… Je m’oppose à elle pour la simple et bonne raison que j’ai horreur qu’on me mette des bâtons dans les roues, et qu’on m’empêche d’atteindre ce que je désire… Et visiblement, elle n’apprécie pas beaucoup ce que je désire…
Et sur cette conclusion, Eva laissa échapper un rire frais, chargée d’ironie et de légèreté à l’égard de tout ce qui venait de se produire… _________________
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|  | | Valentin Vlash
Envie


Age : 21 Inscrit le : 21 Jan 2008 Messages : 202 Localisation : Dans un rêve... Métier ou année d'étude : 5ème
 | Sujet: Re: [spécial] Le Dîner de Début d'Année Mer 13 Fév - 15:55 | |
| Le sourire malicieux de Valentin s’emplit encore plus de sadisme lorsque la sulfureuse Eva fit son petit numéro auprès de la fille du directeur, lui montrant et démontrant combien cette petite pouvait se prendre de haut, ainsi que mépriser les autres, ce qui était une sorte de coutume dans l’établissement. Cette petite était vraiment ignoble, il n’y avait pas d’autre mot, et Eva Eden tenta habilement de la remettre en place, et Nix finit par se lever, après quelques remarques et instant, quittant la pièce du repas sans s’emporter trop, pour la plus grande surprise de valentin, qui la vit s’éloigner en levant un sourcil, se demandant presque quand elle se retournerait pour se ruer sur Benedikt et Eva. Mais elle ne le fit pas, pour la plus grande déception du rêveur, qui voyait déjà ses voisins de table se faire déchiqueter sauvagement par la fille du directeur à coups de lames, d’ongles et de dents, à coups de haine et de colère. Il était certain que ça aurait donné un spectacle vraiment affriolant pour un dîner de début d’année, sonnant directement le glas du décor lugubre que les petits de première allaient côtoyer pendant six ans, ou plus… Ou moins, s’ils devaient plus et qu’ils n’avaient pas la même chance que Valentin.
Mais c’était sans compter Caliban Leviaz, le directeur, qui intervint à son tour, remerciant Calypso la violente de sa remarque pour Nix. Ainsi était-ce par respect pour son père qu’elle n’avait pas agi de la sorte, cette petite peste ? Par peur de lui, ou de la prof de la colère ? La petite Nix aurait-elle des faiblesses inavouées ? Certainement, comme tous ici. Et la plus grande faiblesse que Nix pouvait avoir était, passant outre son ego démesuré et bien trop sûr de lui, son père, qui représentait à la fois l’autorité parentale et l’autorité tout court, dans cette école du mal dont il était la tête.
Puis, Caliban avait sévèrement puni Benedikt, le faisant atrocement souffrir, alors que la lueur de sadisme dans l’œil de Valentin s’était métamorphosée en flamme incandescente de cette même envie de voir la souffrance sur autrui, n’importe qui et de n’importe quelle manière. Son sourire n’avait désormais plus rien de sympathique, et était drôlement paradoxal face au visage aux traits innocents et angéliques qu’il arborait naturellement. Il était certain que ça détonnait nettement sur le tempérament calme et innocent dont on l’affublait parfois un peu rapidement.
Cette séance de torture improvisée terminée le plus naturellement possible, comme si tout ce qui venait de se passer était tout bonnement naturel, le directeur gratifia Mademoiselle Eden d’une remarque qui prit une allure d’ordre plutôt que de conseil, bien que ça en avait la forme. Ha le directeur, cette âme damnée que Valentin détestait au plus haut point. Il ne réussissait pas à comprendre comment il avait été si faible toutes ces années face à ce tyran de pacotille, qu’il enviait néanmoins. Mais l’envie de vengeance contre celui qui lui avait arraché froidement un œil était plus forte encore que celle de prendre la place maudite de ce tortionnaire affable et inhumain.
Valentin reporta alors son regard sur Benedikt, totalement accablé par la douleur qu’il venait de subir, mais qui n’en démordait pas moins dans son idée de séduire la prof de Luxure. Reprenant un visage diabolico-angélique, Valentin se dit intérieurement qu’il n’y arriverait jamais, et que seul sa séduction à elle pouvait opérer quand elle était dans la pièce, et en aucun cas une autre forme de cet art qu’elle enseignait, aussi brillant que fut l’élève. N’y paraissant pas forcément, c’est elle qui menait les rennes de sa conversation avec le jeune homme. Il était pris au piège, dans les griffes acérées de cette suceuse de…sang ? Retournant les rôle avec le sanguinaire Benedikt qui la regardait, croulant sous sa beauté et son regard verdoyant.
Oh Valentin aussi se perdit dans ces yeux, quand ils se tournèrent vers lui en lui murmurant des propos déraisonnés sur sa façon d’avoir agi, trop ou pas assez, à l’intervention osée de Benedikt. Et il n’avait su répondre avant qu’une étudiante nouvelle arborant les mêmes couleurs que lui n’intervienne et ne réponde à sa place. Il accorda à cette petite prétentieuse qui aurait mieux fait de porter les couleurs jaunes de l’orgueil un regard mauvais, se promettant de se venger, encore, car si le symbole de la fille était un V comme Vengeon, lui, ça serait un double V : Valentin Vlash, pour une double Vendetta sanglante et impitoyable, orchestrée dans les plus belles règles d l’art, avec une nonchalance naturelle qui le caractérisait.
Mais il n’était pas encore l’heure pour tout ça. Eva venait de s’assoir entre lui et Benedikt, chauffant l’élève de cinquième comme pas deux l’auraient fait, juste avant de briser momentanément les espoirs du garçon en répondant à Alixe d’un ton ironique. Sans même le faire exprès, s’il était possible qu’Eva Eden laisse quelque chose au hasard, elle avait tourné le dos à valentin, qui ne voyait plus que la cambrure un peu exagérée de ses reins.
Enfin, retrouvant son être et sa conscience jusqu’ici abandonnée à une contemplation muette, bien que présente, pour une fois, de Valentin, celui-ci intervint, et répondit enfin à toutes les personnes qui l’entouraient et qui avaient agis, commençant par la plus belle, mais aussi la plus dangereuse d’entre elle : Eva Eden… Ou du moins c’est celle qu’il regarda en premier, parlant dans la nuque de la jeune femme fatale en soufflant ses mots audiblement pour que l’air craché par ses lèvres vienne percuter son cou divin.
« Mademoiselle Eden… Je ne suis pas là pour clamer, comme vous devez le savoir. J’ai mes idées et elles ne sont pas réellement acceptées ici bas. J’en suis hélas la preuve vivante… Par chance diront certains. Suicide, certes, je le consens, puisque je n’ai plus le droit d’afficher trop en avant ces pensées qui pourtant sont miennes et le resteront. »
Son regard passa alors sur Benedikt, de l’autre côté de ce corps langoureux dont Valentin s’approcha assez près pour poser son menton sur l’épaule délicieuse d’Eva. Il continua de parler à celle-ci, mais le regard éminemment posé sur le garçon qui venait d’entrer en cinquième.
« Si vous le permettez, votre ‘ange’ mettra cependant ce jeune et farouche Benedikt en garde contre vos pratiques qui loin d’être désagréables sont dangereuses, car elles se paient un jour ou l’autre… à ce propos, il serait agréable que vous puissiez me rendre ce dont vous pourriez m’être redevable, un de ces jours… »
Il laissa sa phrase pleine de mystère en suspens dans les airs, et aspira le parfum de la belle avant de s’en écarter, un sourire coquin et complice envers Benedikt, accompagné d’un clin d’œil, de son seul œil valable. Il se leva alors lentement et avec des gestes aériens, et se déplaça vers la jeune Alixe pour la toiser de toute sa taille, la regardant de haut avec un sourire qui se voulait innocent, mais emprunt d’une pointe d’agacement.
« Mademoiselle, vous n’avez aucunement été invitée à répondre à ma place, et votre avis n’intéresse pas grand monde hormis vous-même, sans doute… Mais peut-être voudriez-vous finir comme moi… »
Valentin désigna de l’index droit son œil d’onyx cerclé de rouge, délimité sur son visage par le maquillage qui le mettait tant en valeur.
« Je me ferais en ce cas un plaisir de vous ôter toute envie de vous prononcer à nouveau de la sorte… »
Puis, levant l’œil vers le plafond dans un air blasé, et haussant les épaules doucement, il conclut :
« Halala ces premières… De pire en pire chaque année… Ne trouvez-vous pas, cher Benedikt ? »
Il darda un regard vers l’estrade, où Caliban s’était remis à manger. Il le détestait, et la parole qu’il venait de citer était certainement, ou à peu près, tirée de ce que le directeur avait dit à son égard lorsqu’il était entré à l’école du Flux… |
|  | | Noïtrid Dièsinam
Gourmandise ~ Professeur


Inscrit le : 03 Jan 2008 Messages : 235 Localisation : En train de décuver dans un coin Métier ou année d'étude : Professeur responsable de la Gourmandise
 | Sujet: Re: [spécial] Le Dîner de Début d'Année Sam 8 Mar - 12:46 | |
| S'il y avait bien une personne qui était au delà de ces jeux de pouvoirs et autres amusement auxquels s'adonnaient gaiement les autres personne sur la table c'était bien évidemment le Professeur en charge de la Gourmandise. Embarquant peut être à peine un peu plus vite l'assiette qu'Arabelle lui avait mis sous le nez plus vite que les autres, assiettes qui étaient celles de tout ceux présents sur la table -même si il en loupait une de temps en temps parce que son propriétaire l'écartait assez rapidement et qu'il ne pouvait pas l'atteindre, il ne s'en formalisait pas vraiment puisqu'il en trouvait toujours une autre à embarquer- à l'exception toujours de celles de professeur en charge de l'Avarice, évidemment il risquait la colère de Nix et celle de Calypso mais les connaissant il n'y avait pas grand chose à craindre, Nix parce que son père était là pour la reprendre en main au cas où et Calypso... Parce que c'était Calypso et qu'elle était de toute façon déjà en colère pour quelque chose -quoi que ce fut- et qu'il pouvait très bien de toute manière faire les frais de cette colère alors autant ne pas s'inquiéter. Evidemment il ne fit aucun commentaire au fait qu'Eva se soit soudainement détourné de lui -après tout elle avait parfaitement raison, son obsession s'étant tourné sur la nourriture peu de chose avait la capacité de le détourner et elle n'en faisait pas partie- même pas un haussement de sourcil au fait qu'elle viendrait après la "digestion" parce qu'après tout qu'elle vienne où ne vienne pas cela ne ferait pas de différence si elle n'avait pas de ticket. Enfin lorsqu'il s'aperçut qu'il n'avait pas réussit à "engloutir" l'assiette qui était si proche de lui il haussa quand même un sourcil et parvint à se détacher légèrement de sa dégustation frénétique pour observer la belle jeune femme lui réclamer un ticket... Il aurait du s'en douter mais en fait n'en avait pas grand chose à faire là tout de suite se mettant à chercher d'autres assiettes encore pleine il la laissa s'amuser tout seule -où plutôt non avec Nix mais ça revenait presque au même- bien évidemment il embarqua l'assiette que celle-ci portait lorsqu'elle n'y fit plus attention et la lui rendit vide il ne fallait pas gâcher ni les efforts de la jeune femme ni la nourriture qu'elle portait après tout. Lorsque sa voisine -Selena- se leva il la regarda sortir du coin de l'œil puis leva un instant les yeux au ciel, ce qu'il y avait de plus étonnant était vraisemblablement le temps qu'elle était resté dans cette salle et non le fait qu'elle partait à présent... Une vraie énigme ambulante cette fille. Il laissa d'ailleurs Calypso manger tranquillement dans son assiette après lui avoir piqué la première, non parce qu'il avait peur de provoquer un esclandre mais plutôt parce qu'il y avait des assiettes moins sujettes à s'enflammer si il les embarquaient. Quand au reste? Les élèves un peu plus bas? La gueguerre Eva-Nix pour savoir laquelle aurait Caliban? Qui appuyait qui? Le Départ de la Duchesse? Les conséquences de ces malheureuses alliances éphémère? Quel intérêt? Le réel n'en avait déjà pas beaucoup mais alors là on tombait dans le répétitif hein... Depuis le temps que ce genre de disputes éclataient et que chacun s'y impliquait de manière plus ou moins prononcé il avait définitivement décidé de rester en dehors. D'ailleurs il arrivait au point où son estomac lui disait qu'il ne devrait peut être pas ingurgiter autre chose, mais ce que lui disait son corps Noïtrid n'en avait pas plus à faire que ce qui se passait autour de lui... Aussi leva-t-il la main et une sphère noire sembla couler vers le creux de sa main, rampant le long de sa manche, et avala-t-il la petite sphère noire et pendant un moment resta immobile. Enfin il finit par la recracher et celle-ci disparut graduellement, et comme si de rien n'était il se remis à manger. Seulement les serviteurs avaient des ordres précis, aussi après une certaine quantité de nourriture devaient-ils arrêter de servir la table haute. Et lorsqu'il vit un serviteur arriver les mains vide et lui adresser un regard d'excuse il soupira en cessant de manger -il restait quelques assiettes miraculées sur la table ainsi que quelques fruits tout aussi miraculés dans une corbeille qui avait été apporté au cours du diner qui était loin d'être finit enfin... pour les élèves car les professeurs avaient maintenant peu de possibilités de manger- aussi porta-t-il un regard désespéré sur le directeur pour lui manifester un vague reproche comme quoi il n'y avait encore une fois pas eu assez à manger. Mais sa transe semblait passé, la nourriture ne l'intéressait plus tant que ça maintenant par contre dans ce même regard il semblait demander la permission de s'en aller et SURTOUT si c'était suffisant pour avoir la contre-partie que Caliban lui avait promis en échange de sa "présence" au banquet. Parce qu'il était vrai que maintenant qu'il était obligé de se concentrer sur la réalité il avait hâte de pouvoir se replonger dans l'expérience dangereuse qu'il avait commencé dans les cuisines avant de se faire chasser proprement pour la conception du repas... Il faisait des tests sur les vertus qu'il pourrait tirer de la substance ombreuse s'il arrivait à la mélanger avec un autre liquide -même si celle-ci n'était pas vraiment liquide- enfin l'étude de la nature de cette substance lui permettait de s'extraire du réel avec une satisfaction plus haute que la normale ce qui faisait qu'il y passait plus de temps qu'à autre chose. Cependant n'y voyez pas une trace de passion, la passion l'a déserté depuis des années et des années, c'est simplement un moyen très efficace de se plonger dans un monde intéressant qu'est celui de l'expérimentation scientifique et l'identification d'une nouvelle matière. En effet, le jour où cela n'aurait plus cette capacité à l'extraire du monde il cesserait tout bonnement de s'y intéresser d'un vague haussement d'épaule... Enfin toujours est-il qu'il semblait avoir hâte de s'en aller... Pour une fois qu'on pouvait dire qu'il avait hâte de quelque chose ce ne pouvait qu'avoir hâte de partir, fuir tout ce qui le retenait.
Dernière édition par Noïtrid Dièsinam le Sam 8 Mar - 19:52, édité 1 fois |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: [spécial] Le Dîner de Début d'Année Sam 8 Mar - 15:46 | |
| Un énième dîné de début d’année. Des tables somptueuse, les murs décorés, les plafonds ornées. Tout était en habit d’apparat pour cet événement qui pour elle n’en était pas un. Plus un. Après 5 ans passé ici, elle n’en pouvait plus des interminables discours du directeur, des querelles des uns et des autres. Les professeur eux-mêmes devait en avoir assez. De toute façon ce serait le denier pour elle. L’année prochaine elle festoiera à sa gloire en buvant le sang des impures. Cette idée l’a fit frémir. Elle était encore derrière l’immense porte de la salle à manger où était dressé le repas. Devait elle entrer. Sa présence n’était pas indispensable et puis les élèves du val des ombres avaient le droit de ne pas y aller. C’était rebelle. Enfin elle n’en était pas sûre à 100%. Elle sortit une seringue remplie d’un liquide jaune très claire, presque incolore. Elle ajusta le produit pour en faire sortir les bulles d’aire qui pouvait être mortelle pour l’organisme.
*Bon je vais prendre un peu de réconfort avec ça le dîné passera sûrement plus vite*
Elle piqua son bras gauche. Le peau à hauteur de son coude était teinté d’un mélange de rouge et violet , formant plusieurs petite tache ci et là. En quelques secondes seulement Rikku commença son envol. Ses pupilles étaient dilatées. Ses yeux bleu était devenu presque noir. Son regard était éteint sans expression. Pourtant elle voyageait. Son âme semblait flotter au dessus d’elle. Elle se surpris à critiquer sa coiffure. D’en haut ses cheveux n’étaient pas assez bien alignés.
*Oh merde à quoi je vais ressembler. * Elle coiffa rapidement le dessus de sa tête d’un geste qui ne servit véritablement à pas grand chose. Mais elle s’en foutait. Plus rien ne semblait avoir de prise sur elle. Tout lui était désormais égale. Si bien qu’elle se sentis prête à rentrer dans la salle. Elle commençait à ouvrir les portes, lorsqu’elle prit une envie folle de fumer. Chose qu’elle ne faisait pas. Mais elle s’en foutait et elle avait toujours un paquet de longues cigarettes dans son sac, qu’elle n’avait encore jamais entamé. Un fois au bec elle alluma le bout de sa clope. La fumé qui s’en dégagea la fit vaciller. Cela lui rappelais d’étrange souvenir, ou ne serait ce plutôt qu’une impression, une lourdeur, quelque chose. Puis plus rien. Elle prit la première bouffé et entra enfin. La salle était comme toujours somptueuse. Le repas avait débuté. Les élèves de Gourmandise dévorait comme à leur habitude tout les mets, allant chercher ce qu’il y avait dans les plats du voisin. D’ailleurs cela provoquait des crises et des bagarres totalement grotesque. Se battre était tellement barbare et insensé. Elle ne pouvait accepter de suer pour de tel comportement. D’ailleurs elle ne s’était jamais battue. Elle n’en avais pas besoin.
Titubant quelque peu, mais avançant d’un pas rapide , Rikku cherchait un place ou s’asseoir pour triper seule et tranquillement. Elle cherchait de préférence une table où il n’avait personne. Elle du se rendre à l’évidence : Impossible. L’héroïne qui coulait dans son corps, commençait à avoir un drôle d’effet. Elle se sentait tout à coût traquer. Elle regardait autour d’elle. Mais elle ne remarqua visiblement personne. Pourtant des rires gras, des chuchotis mal sains. Quelque chose se tramait. Elle trébucha sur un élève au sols, mais ne tomba pas.
*Mince je ne l’avais pas vu.*
« Sale chien tu peux pas te pisser dessus ailleurs ! »
Le ton de sa voix était sec et menaçant. Il ne fallait pas la chercher. Pas dans ces moments là. Elle réussi à trouver un table où il n’y avait pas grand monde seulement quelques élèves de Paresse qui semblait dormir.
« Quelle merde ces gens la »
Elle s’asseyait à cette table. Elle n’avais plus le choix, sa tête devenait lourde, il fallait qu’elle puisse la tenir. Elle sourit en imaginant qu’elle se tenait la tête. Cette pensée était totalement ridicule. Elle se voyait la décapiter, se tenant à bout de bras par les cheveux. Le sang coulant de sa nuque tranchée. C’est à ce moment la qu’elle aperçu à l’autre bout de la pièce le visage d’un homme, de l’homme. De l’homme qu’elle haïssait plus que tout au monde. Elle ne pouvait plus respirer, se demandant ce qu’il venait faire ici. Pourquoi, pourquoi la suivait elle ? Elle tapota le long de ses reins pour trouver son poignard. Elle lui planterait aujourd’hui. Il était venu ici pour mourir.
*Crever, tu va crever salo*
Rikku allongée sur la table se réveilla affolée. Elle ne comprenait pas ce qu’elle était venu faire ici. Comment avait elle atterrit là. A cette table… Son regard ce posa sur le professeur responsable de la Gourmandise. Son cœur cessa de battre rapidement. Elle reprenait doucement son calme. Lui aussi avait l’air ailleurs. Que pouvait il bien penser. Elle trouvait Noïtrid si beau… Elle resta accoudé au bord de la table à le regarder. Attendant que ça se passe. Attendant que l’héroïne ne fasse plus effet. Au fond elle une petite voix lui soufflait discrètement.
*Un jour tu le tueras, tu crèvera ce salopard.* |
|  | | Calypso Edoneth
Colère ~ Professeur


Inscrit le : 04 Jan 2008 Messages : 91 Localisation : Derrière vous peut-être... Retournez-vous pour voir? Métier ou année d'étude : Professeur
 | Sujet: Re: [spécial] Le Dîner de Début d'Année Mar 25 Mar - 21:00 | |
| Eh bien, eh bien, eh bien.
Comme d'habitude, le dîner de début d'année réservait son lot d'évènements plus ou moins agréables. La dispute de Nix et Eva faisait partie des évènements désagréables. Par contre, voir Benedikt souffrir suite à l'intervention de Caliban... Cela faisait bien entendu partie des moments plus qu'agréables. Calypso n'aimait pas cet élève, elle n'y pouvait rien, c'était comme ça. D'ailleurs, il n'était pas le seul élève qu'elle n'appréciait guère.
Il y en avait un autre, juste là, qui, comme d'habitude, fit monter la Colère de Calypso : Valentin. Rien que de le voir bouger, parler, respirer, cela rendait Calypso assez nerveuse. Pourquoi? Mais parce qu'elle méprisait cet élève certainement autant que lui la méprisait. Il avait souvent -pour ne pas dire presque tout le temps- séché les cours de Calypso. Elle le trouvait insupportable. Elle le maudissait : C'était constant. D'ailleurs, quand Caliban l'avait si adorablement puni -oui, adorablement. Vous savez bien que les professseur sont encore plus cinglés que leurs élèves-, elle en avait été ravie.
Quoi qu'il en soit, il était là, et plus elle le regardait, plus notre Déesse de la Colère sentait monter la rage en elle. Mais il fallait qu'elle se contrôle : elle n'avait pas envie de tout faire flamber et de gâcher le dîner du directeur. Oui, il n'y avait que ça qui la retenait. Le reste, les autres... Quelle importance?
Nix avait quitté la salle, et elle l'attendait dehors. Il était donc temps pour Calypso de partir. Et cela tombait très bien puisqu'elle n'avait pas l'habitude de se contrôler et en ces instants, elle était en train de faire un effort incroyable. Elle se tourna donc vers Caliban qui put sans aucun doute remarquer cette petite veine qui palpitait sur la tempe de Calypso, ce qui signifiait, quand on la connaissait, qu'elle était à deux doigts de l'explosion.
-Je vais rejoindre Nix. Nous devons discuter toutes les deux.
Elle s'approcha un peu plus de Caliban et glissa un peu plus bas.
-Il faudra que je vous parle d'un élève que je souhaite ne pas voir à mon cours cette année. Cela ne lui changera pas vraiment ses habitudes mais peu importe. Je ne le supporte plus alors j'aimerais en discuter avec vous, en privé, dès que vous en aurez le temps.
C'était clair : elle ne voulait pas de Valentin. Est-ce-que cette demande allait être acceptée? Elle verrait cela plus tard, lors de son entretien avec Caliban.
-Bonne fin de soirée.
Elle se redressa alors et glissa sa main sur son fouet. Il était temps... Oh oui, il était temps qu'elle s'en aille. Elle salua brièvement Noïtrid qui semblait lui aussi avoir envie de quitter le dîner le plus rapidement possible, et descendit de l'estrade. Elle prit bien soin de ne pas passer près de Valentin : c'était la seule manière d'éviter son explosion. Comment avait-elle fait pour se contrôler, elle, qui était la Fureur incarnée? Eh bien en fait, elle avait juste réussi à retarder l'explosion.
Les portes de la salle claquèrent avec fracas et c'est ensuite qu'on entendit le hurlement de Calypso. Ah... Cela faisait longtemps... Enfin, disons que pour les élèves qui avaient déjà fait leur rentrée à l'école du Flux, cela faisait deux mois qu'ils n'avaient pas entendu ce hurlement. Pour les petits nouveaux, par contre, c'était tout nouveau et quand les murs tremblèrent, ils se demandèrent certainement qui était cette folle.
Et dire qu'ils allaient l'avoir comme professeur...
:arrow: Dehors, pour rejoindre Nix _________________
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|  | | Caliban Leviaz
Envie ~ Directeur


Age : 20 Inscrit le : 30 Déc 2007 Messages : 1043 Localisation : Dans son labo, dans son bureau... des endroits comme ça. Métier ou année d'étude : Directeur et Professeur responsable de l'Envie.
 | Sujet: Re: [spécial] Le Dîner de Début d'Année Mar 15 Avr - 16:08 | |
| Caliban n'avait pas mangé grand chose, au final. D'une part parce que son assiette perdait rapidement ce qu'il y avait en elle, et d'autre part parce qu'il n'avait pas faim. Il demeurait là, à observer les élèves, les nouveaux, les anciens, avec une attention toute particulière. Il était difficile de le dire plus malsain que d'habitude, ni plus agréable. C'était Caliban Leviaz, et quelque chose devait se balader dans son esprit, sans pour autant qu'il prenne la peine d'y glisser une pensée précise. Ne pas nommer ses envies, avant qu'elles ne deviennent trop importantes, et que son démon sorte par sa peau, qu'il devienne parfait, et qu'il dévore tout ce qu'il y avait autour de lui.
Il releva le regard, quittant un instant ses pensées, en mangeant un peu de pain avec du fromage - puisque contrairement à sa joueuse, il mangeait le fromage après son plat principal, même si c'était mal - , pour fixer Calypso, avec un sourire agréable. Il n'y avait rien de plus particulier avec elle qu'une sorte d'affection, sympathique, qu'un professeur aurait pour une ancienne élève qui se serait montrée excellente. Calypso était une réussite. Elle aurait pu être meilleure, il aurait pu la rendre encore plus forte, mais elle avait une prestance qui était unique à la Colère.
Bon, il savait qu'elle ne supportait pas, même en peinture, Valentin. Lui non plus. Il devrait penser à lui faire un peu de chirurgie esthétique à ce garçon. Peut-être qu'avec le visage de Georges Cloney, ils le supporteraient mieux. Caliban secoua négativement la tête, chassant d'un geste les pensées qui lui traversaient l'esprit, ridicules. Empêcher Valentin d'aller en cours ? Mais c'était ce qui lui avait valu de redoubler - encore une fois -, ce serait donc le forcer à la chute. Bon, d'accord, qui dit chute, dit tuer Valentin, et ni Calypso, ni Caliban, n'avaient plus d'intérêt à garder le garçon en vie. Le Directeur songea un instant à demander à sa fille de piéger ce mauvais élève.
-Nous en reparlerons plus tard, oui.
Répondit-il enfin à sa professeur. Il la laissa partir. La table se vidait inexorablement. Parce qu'ils ne pouvaient guère, eux, professeurs, se supporter les uns les autres. Après tout, il le savait bien, et c'était une des preuves de la perfection de leurs Péchés. Ils étaient ce qu'ils devaient être, et cela ne pouvait que les forcer à s'éloigner, parfois, les uns des autres. Parce que certains d'entre eux s'opposaient avec une telle rage, qu'un repas entre eux tous était suffisamment surprenant pour que cela n'ait lieu que de rares fois par an. Dès le lendemain, leurs alliances, leurs rivalités, et leurs solitudes allaient se mettre en avant, et les élèves ne pourraient que mieux observer ce qu'ils avaient se singulier, tous.
L'homme esquissa un vague sourire en voyant la Gourmandise lui réclamer la permission de sortir de table - si si, c'était un peu ça - . Il ne savait que très peu ce qui se passait dans la tête de Noïtrid - rien, probablement - , et se permit de hausser ses hautes épaules.
-Vous pouvez sortir de table, Monsieur Dièsinam.
Il lui offrit un sourire, puis posa sa longue main sur un fruit qu'il avait réussi à sauver de la bataille. Il coupa en deux la poire, la mangea en prenant soin de profiter de ce goût, puis fixa l'heure de sa montre. Caliban Leviaz se leva. C'en était terminé, pour cette soirée, de son observation des guerres entre les êtres vivants de son Ecole. Il avait un rendez-vous.
Nous n'irons pas jusqu'à dire que c'était un parfait rendez-vous galant. Sans un mot, il se redressa de toute sa hauteur, puis sortit de la salle.
[HRP : Sauf changement d'avis de dernière minute, direction les Montagnes] _________________
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