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| | | Lendemain d'une spectatrice lointaine | |
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| Auteur | Message |
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Valentin Vlash
Envie


Nombre de messages: 209 Age: 22 Localisation: Dans un rêve... Métier ou année d'étude: 5ème Date d'inscription: 21/01/2008
 | Sujet: Re: Lendemain d'une spectatrice lointaine Ven 23 Mai - 10:10 | |
| La main tendue vers un espoir indicible, Valentin attendait sans dire mot visible. Immobile comme une statue, n’esquissant pas le moindre geste de faiblesse, restant stoïque sous la gêne qui aurait pu l’accaparer, il restait là à la regarder en silence. La regarder elle, si petite, si fragile, si frêle et si… indescriptiblement attirante. Pas comme une attirance physique, ni même comme une attirance sentimentale… C’était un tout autre type d’attraction… Il voyait peut-être en elle une sauveuse, ou tout simplement l’outil de sa vengeance. Il voyait en elle la liberté, le bien et la bonté. Il ne pouvait se dire qu’elle aussi, après tout, était une élève du Mal, et qu’il y avait sans doute une raison à ça… Il l’avait totalement occulté pour faire de Camille son angelot de l’endroit, comme invisible aux autres personnes, mais présente pour lui, pour le guérir de sa folie, pour le soigner de sa soif de sang, de mort et de souffrances. Autant Liz était devenue son Démon intérieur, le Mal Ultime, autant Camille allait peut-être devenir son Saint-Esprit, son éminence grise, son ange-gardien. Et comme tout ange gardien, il lui confierait protection et amour, ainsi que tout ce qu’elle mériterait…
Le silence était retombé, et les dernières gouttes de la douchent finissaient par tomber dans la flaque formée sur le sol dans des ‘plic…plic…plic…’ réguliers et agaçants. Silence macabre s’il en était, puisqu’il s’éternisait un peu alors que la demoiselle hésitait. Il devenait long, et le sourire figé de Valentin, son regard immobile comme si d’un coup, il était devenu statue de sel, mort embaumé ou pétrifié, résonnaient comme autant d’indices quelque peu macabres…
Plus aucune douleur ne se lisait dans ses yeux. Plus aucune peur. Juste la folie et la confiance, l’abandon à une innocence malsaine… Comme avant, comme il était devenu, dans cet endroit maudit qu’est l’Ecole du Flux.
Alors, elle bougea, avança enfin vers lui pour doucement lui attraper le poignet afin de l’aider à se relever, à se mettre debout, et la symbolique de ce geste d’aide (presque) spontanée, ou tout juste invité resta profondément en lui, dès ce moment. Elle était sans doute bien la personne qu’il croyait… Une Jehanne d’Arc venue bouter Liz hors de sa vie, un messie, un messager d’un divin trop lointain dans cet enfer de cruauté.
Il retrouva la position verticale avec une déconcertante facilité. Non pas que la petite eut une force titanesque, ni même qu’il fut plus léger qu’une plume, mais c’était l’union de deux forces unies dans le même but, l’assemblage de deux volontés, l’une soumise à l’autre, dans un objectif identique et réciproque. Voilà ce qui avait été aussi simple dans son redressement. Et maintenant, alors qu’elle lui souriait presque avec pitié, il était de nouveau face à elle, la toisant de toute sa décadente grandeur avec son air malsain. En se relevant, il avait retrouvé en un instant la position de supériorité qu’il avait sur Camille, et son regard reprit une teinte sadique, contrastant étonnamment avec le regard empli de compassion et de tristesse qu’il lui avait lancé auparavant.
Sa voix résonna à nouveau, alors qu’elle lui faisait face. Si elle était douce, bien qu’emplie de sa si particulière démence, elle était semée comme une nouvelle menace…« Tu vois, petite chose, le mal qui pourrait t’arriver si un jour tu me trompais, si un jour tu ferais une erreur dans ton jugement, si un jour tu t’alliais à l’incarnation du Diable. Alors tu serais prise de ces visions, de ces douleurs, et nul Valentin ne saura être là pour veiller à ton repos paisible. Huhuhu… Un cauchemar, je serais… »Et il continua à la regarder de toute sa grandeur. Ayant habilement retourné la situation à son avantage… Il ne faisait aucun doute que le sourire désolé de la petite adolescente allait certainement se modifier, pour son plus grand plaisir. Il détestait qu’on le regarde avec pitié. Il voulait qu’on le voit avec respect, avec envie, comme lui avait vu les autres jusqu’à maintenant…_________________  |
|  | | Camille Ecil
Orgueil


Nombre de messages: 133 Age: 20 Localisation: Au premier rang. Métier ou année d'étude: 1ere année Date d'inscription: 08/04/2008
 | Sujet: Re: Lendemain d'une spectatrice lointaine Lun 26 Mai - 22:31 | |
| A peine le garçon fut-il debout que la situation changea. Dès qu’il domina Camille de toute sa haute, il reprit sa position de force. Oublié la faiblesse et les geignements… Le sourire de Camille se fit plus discret.
Et ses paroles scellèrent sa domination. Une nouvelle menace… Camille avait été bien sotte de croire qu’elle avait un quelconque choix. Elle n’était qu’une marionnette sous les doigts de ce garçon…
Un frisson lui picota la nuque. Un cauchemar. Elle le regardait dans les yeux à ce moment-là et vit la folie sadique qui l’animait. Un cauchemar… Elle ne doutait pas que ce fut possible. La peur fébrile qui l’animait quelques instant auparavant s’était de nouveau transformée en une angoisse sourde pesant dans son estomac. Elle était engagée dans cette voix et ne pouvait plus en sortir. Du moins, avant longtemps… Elle n’avait pas voulu cela. Mais elle devait faire avec… Pour le meilleur et pour le pire. Oui, c’était exactement ça. Elle prenait la protection, elle acceptait la soumission.
Et comme Valentin s’y était probablement attendu, son sourire disparu. Elle se sentait piétinée, prise au piège de ce fou trop grand. Son attitude ne faisait que le grandir encore pour Camille qui avait alors totalement occulté la vision de ce même garçon tout recroquevillé sur le sol. L’envieux avait cette capacité toute particulière de pouvoir, par sa charismatique présence, captiver entièrement une petite fille perturbée.
Elle baissa la tête, honteuse. Pourquoi ? Elle ne savait trop… Théoriquement, elle n’avait rien à se reprocher, non ? Mais selon les règles absurdes de Valentin elle avait dû faire quelque chose de mal, puisqu’il la menaçait… De nouveau, des larmes embuèrent ses yeux. Elle ressentait maintenant le besoin impérial de lui plaire. Un besoin à la fois raisonnable – elle ne voulait pas souffrir – et à la fois instinctif et inexplicable. Tout ce qu’elle savait c’était qu’il avait bien trop d’emprise sur elle… Dès qu’il était debout, elle se sentait incapable de penser clairement.
Elle hocha doucement la tête, alors que l’eau qui emplissait ses yeux se résorbait. Elle ouvrit la bouche pour parler, s’excuser peut-être ou ajouter quelque chose, mais elle la referma sans trouver ses mots. Elle voulait lui assurer que jamais elle ne le trahirait, mais elle ne savait pas comment faire une promesse sincère. Qu’elle n’était en plus pas sure de pouvoir tenir. Et oui, si jamais il se passait quelque chose du même genre avec cette Liz ?
Elle était maintenant plus calme, la vague soudaine d’angoisse était quelque peu passée. Elle releva la tête vers lui, et fit un nouveau hochement de tête bref. Un très mince sourire apparut sur ses lèvres. Un sourire poli peut-être. En tout cas, il n’était pas chargé de signification. De nouveau, elle voulut confirmer son engagement par des mots mais ne pu le faire. Elle se contenta donc de lâcher un léger soupir en baissant les yeux.
Elle vit alors ses mains. Elle aurait aimé qu’elles prennent de nouveau les siennes, comme tout à l’heure… Comme ça, elle aurait pu prouver sa bonne foi.
Presque malgré elle, sa main gauche vint effleurer les doigts de la main droite du garçon. Elle n’osait pas lui imposer quoi que ce soit mais ce contact lui faisait du bien. C’était moins distant, mois surfait, plus instinctif que les mots. Et en ce moment, Camille marchait à l’instinct.
Pour autant, au fond d’elle-même, elle pensait bien que ce garçon n’était clairement pas parfait, et elle savait – elle l’avait vu – qu’il avait d’énormes faiblesses. Mais elle ne se sentait presque pas concernée par ces pensées. Etrange certainement, mais naturel néanmoins. Il y avait trop d’émotion en elle pour que la raison puisse se frayer une place.
Et le bout des doigts de Camille se refermèrent contre ceux de Valentin. Un contact doux, mais qui ne trahissait aucune hésitation. Dans un souffle elle murmura :« Je suis avec toi… »Ses yeux regardaient sans le voir le symbole de son péché, sur la main qu’elle touchait. Elle était comme abrutie par ses propres émotions qu’elle était encore trop jeune pour comprendre ou maîtriser.
Puis, sa serviette commença à lentement se détacher, son bras ne la soutenant plus. Elle pressa alors son coude contre son corps, pour éviter de se retrouver nue. Ce qui lui fit réaliser la situation dans laquelle elle se trouvait.
Le contact de leurs doigts lui sembla soudainement moins naturel, voir vaguement ecoeurant. Elle retira sa main doucement, espérant qu’il ne sentirait pas son changement. Elle cessa de respirer quelques instant. Elle était terriblement gênée et ne savait que faire. Ses épaules se contractèrent, elle se mordilla la lèvre inférieure.
Et maintenant ?... |
|  | | Valentin Vlash
Envie


Nombre de messages: 209 Age: 22 Localisation: Dans un rêve... Métier ou année d'étude: 5ème Date d'inscription: 21/01/2008
 | Sujet: Re: Lendemain d'une spectatrice lointaine Dim 14 Sep - 14:53 | |
| La petite chose fut alors moins confiante, et son sourire se résorba alors que des larmes perlèrent sur les coins de ses yeux, sans pour autant couler le long de ses joues non plus mouillées, mais juste humides de la douche qu’elle avait terminé de prendre. Valentin ne la quittait pas des yeux, de l’œil, alors que ses mèches blanches et détrempées barraient son visage d’ange maudit, de fou malsain. Son maquillage noir, ne tenant pas si bien que ça l’humidité du lieu, coulait le long de sa joue comme des larmes ténébreuses faites d’ombre et de noirceur. Il ne bougeait pas, il ne bougeait plus. Il observait simplement les réactions diverses de Camille, ses changements d’attitudes, de comportements, de sentiments, comme si ceux-ci étaient visibles et évidents, comme si Valentin voyait l’âme de la jeune fille plus que son corps maladroitement cerné d’une serviette de bain.
Il ne bougea pas non plus lorsque de petits doigts vinrent à la rencontre ses siens pour les étreindre doucement. Il se laissa faire, il ne baissa même pas le regard, restant plongé entièrement dans les yeux noisette de la petite, comme s’il s’abandonnait à une quelconque contemplation intérieure et lointaine. Il était ailleurs, peut-être, mais semblait également présent, puisque ce regard doux et bleuté dont il perçait l’adolescente était fixé sur elle, guettant la moindre petite modification avec une insistance presque oppressante et cruelle. Acculée, elle ne saurait éviter le tranchant azur de l’œil qui la scrutait avec attention, ni même l’horreur noire ciblée de rouge qui formait le second globe oculaire de Valentin Vlash, élève du Flux, apprenti du Mal, disciple des maîtres de cette école qu’il maudissait et haïssait pour la plupart, à commencer par le directeur de cet établissement sanguinaire, le bourreau qui lui avait arraché l’œil à vif pour des motifs vaseux d’une hystérique colérique vêtue de rouge qui avait été la raison de son redoublement.
Mais ses pensées n’étaient pas tournées vers cet aspect de sa vie en perdition. Il ne faisait que prendre part au moment qu’il vivait là, à cette jeune élève qui lui rappelait tant ses débuts et dont il était en train de transformer l’âme pour se l’approprier avant que ça ne soit le seigneur noir de cette école qui le fasse. Elle n’aurait pas à faire de choix, sa route allait être tracée et serait simple, éloignée de toute souffrance, tant qu’elle ne commettait pas d’impair face à Valentin. Elle le savait, et il connaissait cette pensée qui émanait d’elle. Il la connaissait très bien, même, puisqu’il en était l’instigateur machiavélique et démoniaque, innocent et coupable, maître et esclave, fort et faible à la fois.
En quelques mots succincts, elle lui promit son allégeance et sa fidélité, choses qui lui seraient récompensées par une compassion qu’elle ne toruverait nulle part ailleurs dans ce lieu maudit, où chaque personne, chaque élève n’a pour soucis que les siens et non ceux d’autrui, préférant écraser un faible plutôt que de l’aider à surmonter. Non, elle ne trouverait ça que chez Valentin, et chaque imitation qu’elle percevrait ne serait que futiles trahisons et tromperies…
Mais à cet instant, Camille eut un changement. Valentin était tellement attentif, ça ne pouvait lui avoir échappé. Elle lâcha ses longs doigts, ceux la même qui étaient plaqués sur sa gorge – à moins que ce fut un rêve ? – il y a quelques instants… Sa serviette était de plus en plus bancale et elle la maintenait tant bien que mal contre son corps prude et juvénile, nubile.
Et Valentin prit mal ce changement. Il n’aimait pas les changements, il n’aimait pas ne pas contrôler ce qui se passait, et s’en sentit soudainement frustré, agressé par cette jeune et innocente personne. Peut-être croyait-il qu’elle se jouait de lui, peut-être tout simplement ne pensait-il plus rien à cet instant, mais il se saisit avec une violence douce, mais vive, de cette serviette-éponge, qu’il arracha tout bonnement à sa propriétaire pour l’envoyer valser au centre de la pièce, au même endroit où quelques minutes auparavant, il était resté prostré et renfermé sur lui-même. Là où Liz avait signé son arrêt de mort…
Ses yeux ne s’attardèrent même pas sur le corps nouvellement nu de la jeune adolescente à peine formée. Il la regardait toujours dans les yeux, fixement, et un sourire malsain naquit sur son visage. Il voulait lui faire peur, sans doute. À moins que tout ceci ne soit incontrôlé, sous le pouvoir de sa folie qui étreignait ses sens et sa raison malmenée. Ses lèvres s’ouvrirent et commencèrent à articuler des mots silencieux, sans voisement ni souffle, invisibles à l’oreille. Et ses lèvres remuèrent ainsi de plus en plus rapidement jusqu’à ce que ses yeux biaisés se ferment sous ses paupières pâles. Alors, il parla…« Pas avoir peur, tu ne dois pas avoir peur, pas avoir peur de moi. Si tu es avec moi, tu ne dois pas t’effrayer de ce que je peux te faire. Tu ne dois pas avoir peur, je ne te veux pas de mal, ne crains rien, ne me crains pas, n’aies pas peur. Aies confiance en moi, ou ma confiance s’ébranlera, et jamais elle ne doit s’ébranler. Une confiance acquise ne peut être reprise que dans la douleur et les cris, et tu ne veux pas ça, n’est-ce pas ? Tu ne le veux pas, tu ne le veux pas, nous ne le voulons pas… Tu ne dois pas avoir peur… Peur… »Il se tut, rouvrant les yeux en reprenant son souffle après son frénétique discours emprunt une nouvelle fois de folie insidieuse. Comment cela allait finir ? Même lui ne le savait pas… Et il plaqua sa main droite et curieusement froide contre l’épaule de la jeune fille, alors que son autre bras la cernait pour la cueillir dans le dos, au creux des reins, pour l’attirer à lui, grand pantin trempé tout habillé…« Je suis là… »_________________  |
|  | | Camille Ecil
Orgueil


Nombre de messages: 133 Age: 20 Localisation: Au premier rang. Métier ou année d'étude: 1ere année Date d'inscription: 08/04/2008
 | Sujet: Re: Lendemain d'une spectatrice lointaine Mer 17 Sep - 17:04 | |
| A peine avait-elle eu le temps de revenir à la raison qu’un nouveau geste du garçon la ramena dans un monde d’émotion. Lorsqu’il lui arracha sa serviette, un cri bref et aigu lui échappa. La panique de nouveau, l’imprévu. A l’instar de Valentin, Camille n’aimait pas les changements dont elle n’était pas l’investigatrice.
Aussitôt, elle oublia la serviette. Elle ne la vit même pas tomber. Elle ne voyait que le fou, son sourire malsain. Elle se sentait comme une souris qui couine sous les griffes d’un chat. Impuissante, n’ayant d’autre choix que d’attendre une fin qu’elle ne comprenait pas. Que voulait-il ? Pourquoi ce changement soudain, pourquoi voulait-il qu’elle soit nue ? Même ainsi il n’avait pas l’air de s’intéresser à son corps alors… à quoi bon ?
Il remua alors les lèvres sans qu’aucun son ne les franchisse. Camille s’arrêta de trembler. D’ailleurs, quand avait-elle commencé ? Toute son attention était maintenant happée par ses lèvres qui formaient des mots silencieux. Elle ne le comprenait pas, mais maintenant elle essayait. Sans le savoir, elle ferma les yeux presque en même temps que lui, tachant inconsciemment d’oublier les apparences pour pouvoir mieux recueillir la substance.
La peur… Ce mot lui sembla absurde, elle ne le comprenait pas, mais quand il le répéta, elle réalisa que c’était ce qu’elle ressentait. Elle était terrifiée. Elle ouvrit les yeux, et, les fixant sur ses lèvres, elle écouta les bribes de phrases du garçon. Elle y crut. Cela dépassait toute entente, mais elle croyait à cette confiance, à cette sûreté pourtant plus qu’illusoire auprès de ce fou. Elle crut aussi à la menace, et elle était persuadée de ne pas vouloir perdre la confiance du garçon. Bien que cette pensée aurait dû – en toute logique – l’effrayer, elle se sentait rassurée. Les bases étaient posées, tout lui paraissait limpide.
Puis, il se tut. Mais l’ambiance produite par sa voix si particulièrement irréelle ne disparut pas avec les mots. Au contraire, le contact de sa main ne fit que la renforcer…
La jeune fille ne pensa même pas à se dégager. Elle ne le voulait, il ne le voulait pas, ils ne le voulaient pas… Bien manipulable cette petite orgueilleuse, pour qui savait en premier lieu la déstabiliser suffisamment. Il la rapprocha de lui et elle se laissa faire, presque avec reconnaissance. Comme le fidèle accueille le don de gourou de la secte la plus abjecte en acceptant d’y sacrifier tout le reste. Oui, en cet instant elle aurait tout sacrifier pour Valentin, pour ces paroles finalement si pleine d’espoir dans ces lieux rongés par le mal, pour cette étreinte presque tendre…
« Je suis là… »
Une simple phrase en apparence innocente confirma l’emprise du garçon. A cela, la dérisoire petite fille que Camille était ne pouvait pas répondre. Elle se contenterait de se laisser entraîner… Peut-être vers un avenir plus sûr, certainement vers une folie sans nom.
Qu’elle acceptait… Voilà, c’était le mot. Elle acceptait. Pouvait-elle le dire ? Etait-elle autoriser à le dire ?…
Elle ouvrait la bouche en l’entourant à son tour de ses bras, mais il n’en sortit qu’un soupir. Elle déposa doucement sa tête contre son torse, fermant les yeux. Finalement, les mots n’étaient pas nécessaires. |
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